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Journal du Pays Basque

 Message du CPPB ( Collectif des Prisonniers - eres- du Pays Basque)

Le Collectif des prisonniers politiques lance sa campagne pour l’amnistie
·Les quelque 600 membres du CPPB appellent à une manifestation le 24 février prochain

Le Collectif des prisonniers politiques basques (CPPB) a initié lundi trois semaines de mobilisations dans les prisons pour réclamer le respect de leurs droits en tant que prisonniers politiques ainsi que la reconnaissance du droit à l’autodétermination pour le Pays Basque de la part des Etats français et espagnol. La campagne, qui va se prolonger durant tout le mois de février, comprend des refus de sortie de cellules et des jeûnes, ainsi qu’une manifestation pour le samedi 24.

"Comme nous l’avions annoncé dans la lettre adressée au meeting d’Anoeta, nous entamons un nouveau cycle de luttes dans toutes les prisons des Etats français et espagnol", déclare le CPPB à travers un communiqué. "Même si vivre jour après jour dans les cachots des deux États qui nous détiennent est déjà en soi une lutte permanente, nous avons décidé de faire un pas supplémentaire dans la mobilisation". Lundi, les prisonniers ont marqué le point de départ de cette lutte avec un refus général de rentrer dans les cellules.

Mardi ils ont refusé de sortir des cellules et cela jusqu’à demain. À partir de lundi, le CPPB mènera une "semaine de la propagande" exposant ses revendications "sur tous les supports possibles: tracts, affiches, tee-shirts, etc.".

Enfin, du 19 au 25, les prisonniers observeront une grève de la communication, c’est-à-dire, pas de courriers, pas de visites. "Nous appelons également à une manifestation le 24 février, date à laquelle nous observerons un jeûne", ont-ils annoncé.

Amnistie et autodétermination

Le CPPB estime que "le processus basé sur l’autodétermination, la territorialité et l’amnistie a été bloqué. S’entêtant dans la négation de notre peuple, l'État français et l’État espagnol comme les acteurs régionalistes [en référence notamment au PNV, ndlr] qui se plient avec zèle à leur stratégie, font clairement le pari de la prolongation du conflit. Car le facteur principal de ce blocage est l’absence d’un accord reconnaissant Euskal Herria". Pour le CPPB, deux pas sont indispensables pour que le processus suive une voie démocratique: "le premier, confirmer la capacité de décision d’Euskal Herria; le second, définir le cadre démocratique qui rendra cela possible".

Pour le collectif des prisonniers, cette définition doit être faite des deux côtés des Pyrénées. "En partant des deux réalités politico-institutionnelles que nous imposent ces deux États, et en faisant des pas fermes sur le long chemin qui mène à une Euskal Herria libre, unie, euskaldun et socialiste".

Dans ce sens, le CPPB a salué la proposition présentée le 27 janvier à Ustaritz par Batasuna "pour qu’Ipar Euskal Herria ait aussi son propre cadre démocratique face à la France".


 

Je vous rappelle que Sébas est incarcéré depuis le 6 ajnvier, ce qui fait 35 jours de détention arbitraire. OPur obtenir de ses nouvelles, allez sur le blog de soutien ADRESSE INDISPENSABLE, je n'arrêterais pas de le répéter http://libertepoursebas.blogspot.com/.

Et si vous voulez soit obtenir d'autres nouvelles, soit en donner --on ne sait jamais-- inscrivez-vous à libertépoursebas@no-log.org .

Sébas, au début incarcéré à Soto del Real, a été transféré; c'est simple, une petite carte postale lui ferait plaisir; de plus, si vous voulez qu'il vous réponde , allez à la poste pour demander un ou deux Coupons Réponses Internationaux, http://www.upu.int/irc/fr/2006_version.html et envoyez le tout à

Mr. Sébastien BÉDOURET,

Centro Penitenciario.
MADRID IV Carretera N 5,
 KM 28
 28600 Navalcarnero
(Madrid)

Je lui ai envoyé une carte postale, si il répond, ou non, je vous le dirais.

Christine.

 Euskadi= Pays Basque; Askatu; libre !  Ce qui revient à dire, et les bascophones voudront bien me dire si je me trompe ou non, "Pays Basque Libre", ou "Liberté pour le Pays Basque".

  Parfaitement !

Donc cette fameuse manif en soutien à Sébastien Bédouret et Inaki de Juana Chaos aurait dû se passer le mieux du monde....et bien non !

Nous étions seize personnes sur la Place du Châtelet, à Paris, à manifester pacifiquement, il n'y avait abzsolument aucune, je dis bien aucune volonté de notre part de causer du désordre, ou d'agresser quelqu'un.

Nous ne bouchions pas les chemins et routes de circulation, nous étions groupés près de la barrière la plus proche de la Seine...seize personnes....ça ne fait pas beaucoup de bruit, c'est un tout petit groupe, n'est-ce pas, ô visiteur ?

Nous étions là pour dire et dénoncer....la preuve est arrivée sous la forme de quelques fourgons de CRS, et nous nous sommes vus très vite encerclés...ils ont arraché les bannières et pancartes, et nous sommes passés à la fouille.

Les femmes ont été fouillées par les femmes, les hommes par les hommes.

Puis nous avons été invités à monter dans le bus. Pour ma part, je n'ai subie aucune violence: d'après ce que j'ai pu comprendre, mes futurs amis non plus.

J'avais une trouille bleue, c'était la première fois pour moi que ça m'arrivait.

Sauf les femmes et les personnes âgées, tout le monde a eu les mains serrées par un cerclage, dans le dos. Sans commentaire.

Puis , arrivés au commissariat, nous avons encore été fouillés !!!

N'importe quoi !

Puis ils nous ont fait attendre dans le parking du commissariat pendant deux ou trois heures, le temps de vérifier les identités.

Et vous me croyez ou pas, la peur m'a quittée peu à peu, j'ai fait connaissance avec des personnes que je n'avais jamais rencontrées: je veux les revoir !!!!

Ils nous relâchés un par un, ceux et celles qui étaient sortis attendaient les autres; nous avons échangés nos adresses, puis nous nous sommes promis de recommencer...

Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi criminaliser une action solidaire envers le Pays Basque, et pas les actions et manifs envers Ingrid Bétancourt, par exemple?

Parce que le Pays Basque est personna non grata en France et en Espagne?

Parce que c'est "politiquement incorrect" de dire la vérité?

Parce que nos gouvernements respectifs refusent le dialogue et préfèrent la répression?

Ce n'est pas juste, et c'est surtout idiot, parce que tout le monde sait bien qu'une vraie paix est entendue entre toutes les parties, par un véritable dialogue, une écoute de part et d'autre.

Le Pays Basque ne peut continuer à vivre sous la répression pure et simple, il doit exister, non pas contre les autres, mais, comme le dit si bien mon ami Peio Serbielle, "avec, à côté des autres".

Pour ma part, je ne suis pas basque, mais je suis pour le dialogue et la justice, l'ouverture d'esprit et la solidarité humaine: mais pour que tout cela devienne réalité, il faut se tendre la main à travers les barrières... y'a du boulot, certes, mais je veux croire que ça arrivera un jour.

Christine Mirété, Euskadi Askatu.

 C'était ici :

 JE VOUS DONNE RENDEZ-VOUS POUR NOTRE AMI SÉBASTIEN BÉDOURET:

 

 

VENEZ NOMBREUX ET NOMBREUSES !

RASSEMBLEMENT PLACE DU CHATELET
75001 -75004 PARIS
Métro : CHATELET (lignes 1, 4, 7, 11, 14) CITE (4)
LE DIMANCHE 21 JANVIER 2007, A 14 HEURES


Pays basque : pour le dialogue et la négociation

Le processus de résolution du conflit entre le Pays basque et les États espagnol et français est plus nécessaire que jamais. L’objectif de ce processus est de créer les bases démocratiques visant à dépasser la confrontation, en réunissant toutes les options politiques de la société basque autour de deux tables de négociation: l’une, celle des partis politiques, syndicats et organisations sociales, et dont l’objectif est de parvenir à un accord commun sur les éléments clefs du conflit, c’est-à-dire le droit du peuple basque à décider de son avenir et de la relation interne des territoires basques. L’autre, rassemblant ETA et le Gouvernement espagnol, pour promouvoir la démilitarisation du conflit et solutionner la situation des prisonnier(e)s politiques basques.

Dépasser le conflit est possible. Pour que les négociations avancent, la création des conditions démocratiques de base et la participation de toutes et de tous est nécessaire pour une solution démocratique pour les droits du peuple basque.

Pour ces raisons, nous, signataires du présent texte, lançons un appel aux États français et espagnol afin qu’ils s’impliquent dans le processus de dialogue et de négociation, acceptant que ce soit l’ensemble des citoyennes et citoyens basques qui décident de leur propre futur.

CSPB
Comité de Solidarité avec le Peuple Basque
21 ter, rue Voltaire
75011 Paris
http://cspb.unblog.fr/



Je publie ici un commentaire trouvé sous le premier article de la rubrique "ETA et Négociations"; ces deux textes viennent du site http://libertepoursebas.blogspot.com/

Mille mercis à l'auteur de ce site !

Adresse du comité, mailing-list : libertepoursebas@no-log.org  

Et c'est bien ce que je dit dans l'article précédent: Sébastien a été torturé !!!

Merci de faire connaître la situation de Sebas autour de vous, en en parlant à votre entourage, en en parlant sur vos antennes, en publiant un article dans vos publications (papier ou Internet : sites, blog, listes de diffusion, etc.)...

Un comité de soutien est en train de se mettre en place sur Paris. Si vous souhaitez être informé de la situation de Sebas et de son évolution, signalez-le en envoyant un message à l'adresse : libertepoursebas (at) no-log.org

Dans les jours qui viennent, un blog réunissant toutes les informations sur sa situation sera rendu public.

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COMMUNIQUE DE RADIO PAYS SUITE A L'ARRESTATION ET L'INCARCERATION DE SON PRESIDENT SEBASTIEN BEDOURET :

Une émission spéciale lui a été consacré hier soir (mardi) vous pouvez l'écouter en ligne sur le site de la station : www.radiopays.org (1 h 20).


Sebas est un militant associatif qui oeuvrait en région parisienne à la pérennité de notre activité radiophonique. En plus de la présidence du bureau, il s'occupait d'une émission basque hebdomadaire Txalaparta dont le ton et le contenu lui ressemblait : chaleureuse, ouverte, solidaire et qui ne s'est jamais écartée de la charte interne de Radio Pays. L'information autour de la situation politique au Pays Basque demeurait la priorité de Sebas, de même que le soutien aux familles des prisonniers basques de la région parisienne : un travail qu'effectue Radio Pays pour la communauté corse par exemple.

C'est pourquoi, son arrestation samedi dernier puis à présent son incarcération à Madrid a eu l'effet d'un couperet qui s'abat sur notre station. Quels faits lui reproche-t-on ? Nous connaissons bien Sébastien, il a toujours été transparent dans ses activités, travaillant toujours en collectif, s'inquiétant du point de vue des autres et de sa responsabilité vis à vis de notre antenne, mais aussi de ses proches, etc. D'après ce que l'on a appris, les autorités espagnoles veulent faire passer Sébastien pour un propagandiste militaire, qui diffuserait des informations à Paris mettant en danger la sécurité de l'Etat espagnole. Au vue de notre travail commun, cette affaire nous paraît donc invraissemblable. Sébastien aurait signé une déclaration ? Si c'est le cas, nous voulons connaître les conditions de cette déclaration. Sur notre antenne, trop de témoignages autour de la pression morale exercée par les autorités concernées ont été diffusés, qui peuvent ainsi nous faire douter de la crédibilité d'une telle déclaration.

Alors, nous nous interrogeons sur les raisons de son arrestation. Sebas allait bien sûr réaliser un reportage sur le mouvement pro-amnistie auquel il se rendait en compagnie d'une délégation internationale. Son statut de journaliste a-t-il joué en sa défaveur ? L'information devait-elle être muselée ou controlée ? Nous connaissons aussi les méthodes musclées de cette même autorité et nous espérons que l'intégrité morale et physique de la personne de Sebas n'a pas été atteinte par cette répression.  Nous ne voulons pas que Sebas paie la note pour sa seule et unique solidarité en faveur d'une information libre et plurielle. Nous soutiendrons coûte que coûte Sebas, nous ne le laisserons pas aux prises d'une justice expéditive et opaque.

De notre côté, trois actions ont été menées depuis la nouvelle de son incarcération : une émission spéciale avec les témoins de l'arrestation le mardi 09 janvier, émission consultable sur notre site (www.radiopays.org), la continuité de ses émissions hebdomadaires qui vont reprendre dès le 16 janvier au soir, enfin la création en collaboration avec d'autres ami(e)s et proches de Sebas d'une adresse de soutien qui centralisera et diffusera toutes les informations autour de sa situation carcérale : libertepoursebas@no-log.org.

Au nom de la lutte pour les droits de la personne et du droit à l'information.

La rédaction de Radio Pays.

Radio-Pays
BP 136
93103 Montreuil Cedex
Mèl : info@radiopays.org / contact : 06 32 89 80 67

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Bédouret a dénoncé avoir subi des menaces et reçu des coups

Comme Sebas Bédouret l'a dit hier à son avocat, la Guardia Civil, après l'avoir arrêté, l'a torturé, et à la caserne d'Intxaurrondo et à la caserne de Madrid. Le journaliste qui était présent samedi pour se rendre à l'acte organisé par le mouvement pro-amnistie a tout nié devant le juge, mais il a néanmoins été incarcéré pour "collaboration avec ETA".

MADRID

Sebas Bédouret, le journaliste de la radio Txalaparta de Paris, a fait savoir hier à son avocat que pendant les trois jours qu'il a passé avec la Guardia Civil il a subi menaces, mauvais traitements et tortures.

Samedi, la Guardia Civil l'a arrêté lors d'un contrôle quand il se rendait au Vélodrome d'Anoeta avec d'autres représentant internationaux dans l'intention de participer à l'acte organisé par le mouvement pro-amnistie. D'après ce qu'il a dit à son avocat, la Guardia Civil a fait descendre tout le monde de l'autobus, et à la fin du contrôle, alors que tout le monde remontait dans le bus en récupérant ses papiers d'identités et allait s'asseoir, c'est là qu'ils lui ont demandé si le sac à dos qui était sur son siège était à lui.

Après avoir reconnu qu'il était à lui, ils l'ont fait à nouveau descendre du bus, et ils lui ont dit que dans ce sac il y avait quelques CD et un exemplaire de la revue d'ETA "Zutabe". Bien qu'il ait dit et répété que cela n'était pas à lui et qu'il ne comprenait rien, il a été emmené à la caserne d'Intxaurrondo.

A neuf reprises

Il a dit à son avocat que là, ils l'ont mis face à un mur et que "à neuf reprises, jusqu'à ce qu'il apprenne par coeur une fausse déclaration, ils l'ont sans arrêt insulté, menacé et roué de coups". Entre autres, ils lui disaient qu'ils allaient arrêter sa copine qui est dans son huitième mois de grossesse. Ils l'ont aussi exposé à un froid glacial.

Après avoir reconnu, contre sa volonté, que les CD et le "Zutabe" étaient bien à lui et qu'il avait la charge de les distribuer dans deux bistrots de Paris, ils l'ont amené à Madrid. Il a fait le voyage jusqu'à Madrid avec quatre gardes civils, la tête entre les genoux et les mains attachées. Bédouret a expliqué que, comme la déclaration précédente n'était pas suffisante, il a été obligé de déclarer qu'il était en possession d'un code de sécurité. Malgré le froid glacial qu'il faisait dans la caserne de Madrid, il a été mis presque nu, et les cris et les menaces ont continué jusqu'à ce que les gardes aient entendu ce qu'ils voulaient. Pendant les trois jours, il n'a pas pu dormir, et il a refusé de manger.

Quand il a été présenté au juge lundi, il est revenu sur ses déclarations en expliquant qu'il les avait formulées sous la torture, mais le juge Ismael Moreno l'a fait incarcérer à la prison de Soto del Real sous l'accusation de "collaboration avec ETA".

Bédouret a dénoncé le fait que son arrestation est un "montage policier" et qu'ils l'ont obligé "à faire une fausse déclaration sous la torture".


"On torture aussi les solidaires"
Askatasuna a déclaré que ce qui est arrivé à Sebas Bédouret prouve que le gouvernement espagnol utilise la torture contre les citoyens basques mais aussi contre les citoyens solidaires du peuple basque, d'où qu'ils viennent. L'organisation anti-répressive dénonce non seulement que ce qui est arrivé à Sebas Bédouret est un "montage", mais met aussi l'accent sur le fait que "les tortures, la répression et les situations extrêmes de ce type" doivent disparaître. "Les gouvernements espagnol et français doivent une fois pour toutes cesser de conditionner la vie politique d'Euskal Herria et doivent cesser d'utiliser ce rouleau compresseur contre ses citoyens", a déclaré Askatasuna.

Gara (2007-01-10)

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INFORMATION de Libérez-les!
Comité de soutien aux prisonniers-es et réfugiés-es politiques (59-62)
contacts, renseignements, informations
Email : liberez-les@gmail.com
Site : http://www.liberez-les.info/
20 rue Nationale - 62150 Rebreuve-Ranchicourt

Le journaliste français, militant pacifique et solidaire de la cause basque, Sébastien BEDOURET, qui a été arrêté le 6 janvier à San Sébastien par la Guardia Civile lors du contrôle d'une délégation internationaliste venue asister à une réunion sur l'amnistie des présos (militants basques en prison) a été torturé dans la prison de Madrid dans laquelle il a été transféré le dimanche 7 janvier. Aujourd'hui, 10 janvier, son domicile parisien a été perquisionné sur commission rogatoire pendant 10h00 par la DNAT en présence de sa compagne enceinte de 8mois 1/2.

Sébastien BEDOURET est membre fondateur de la radio qui émet légalement depuis Montreuil : Radio Txalaparta, et d'un site militant.

le Comité "Libérez-les" de soutien aux prisonniers-es et réfugiés-es politiques (59-62) dénonce avec vigueur cette arrestation arbitraire et ciblée contre Sébastien BEDOURET.

Il dénonce aussi les méthodes employées et la torture physique et mentale, pour satisfaire les politiques de répressions des états français et espagnols.

Nous exigeons que l'état français obtienne la libération immédiate de Sébastien et son rapatriement en France.

Nous demandons à la presse démocratique française de relayer cette information comme elle a su le faire justement lors des enlévements des journalistes dans les pays où ils avaient osé se rendre pour rapporter l'information. MERCI d'AVANCE

Sébastien BEDOURET n'est pas dangereux, il est en danger. Une barrière a deux côtés, soyons du bon côté, celui de la démocratie et des droits de l'homme.

ETA avait déposé les armes, et signalé aux gouvernements Espagnols--Madrid-- et Français --Paris-- que la trêve serait définitive si les prisonniers basques étaient rapprochés de leurs familles et ne faisaient plus partie des "terroristes"...mais aucun des gouernements ne bouge dans le bon sens: au contraire, ils attisent la fureur et la haine en allant dans le sens contraire !!!!!

La preuve, Sébastien Bédouret, animateur sur Radio-Pays http://www.radiopays.org ,de l'émission "Txlalaparta Irratia" a été incarcéré à Soto del Real sous prétexte qu'il avait un magazine édité et distribué par ETA au-dessus de sa place de bus , dans la partie "Bagages"....ou selon la Guardia civile dans son sac...

Mais est-ce vrai que Sébas avait ce magazine dans son sac ? ou est-ce un coup monté par la Guardia civile?

Parce que ce qu'il faut savoir, c'est que Sébas, avant de parler au micro, effectuait un immense et fastidieux travail de recherche, de compilation, de traduction de messages rédigés en espagnol, en euskara--langue basque--, en catalan, vers le français, our ceux et celles qui comme moi, ne comprennent pas ou peu ces langues...il informait de faits véridiques, et évidemment non diffusés par les grands médias...j'avais grand plaisir à écouter ses émissions, mais je ne l'ai jamais rencontré.

Pourtant, à force d'écouter, je peux affirmer sans me tromper que Sébas est contre la violence en générale, d'où qu'elle vienne...mais il dérange, cet homme, il dérange car il dit la vérité...alors "on" cherche le moyen de le faire taire, jusqu'à utiliser les menaces et la torture pour lui faire signer des aveux...n'importe quoi !!!!

C'est de la présomption de culpabilité, et nous manifestons notre inquétude quand à l'intégrité physique et morale de Sébastien, surtout quand on connait les méthodes de la Guardia Civile....

LIBÉREZ-LE !!!! IL EST INNOCENT !!!

CE N'EST PAS EN INVENTANT DES COUPABLES QUE VOUS SEREZ PLUS RESPECTÉS !!!!!

AU CONTRAIRE !!!!  ALORS DEVENEZ SOUPLES A DÉFAUT D'ÊTRE INTELLIGENTS !!!!

J'AI DIT !

 

Si vous voulez écrire à Sébastien, écrivez à cette adresse : je tiens à dire que le courrier est d'abord traduit en espagnol, afin d'être archivé,  ce qui prend du temps; mais, histoire de "s'amuser", le courrier peut-être retenu jusqu'à un mois, puis si cela leur plaît, remis ou non au prisonnier...

Alors patience !

Sébastien Bédouret
C. P. MADRID V
Ctra. Comarcal 611, km. 37,6
28791 - Soto del Real
(Madrid)

Des infos sur Sébastien BÉDOURET dans les pages suivantes :

LE blog de soutien Liberté pour SÉBAS :  http://libertepoursebas.blogspot.com

RED FORUM : http://redforum.propagande.org/phpBB2/viewtopic.php?p=186700&sid=fdab3d0cba368ab2d38fe7b9778793d

 

Le site Radio-Pays : http://www.radiopays.org 

Sébas en est le président.

 

 Le site d'Alain Hervochon, "Balade en Pays Basque" : http://baladeenpaysbasque.monsite.wanadoo.fr/page7.html  

Le site de mon amie belge : http://peioserbielle.skynetblogs.be/

La mailing-list  libertepoursebas@no-log.com sur laquelle il vous faut vous inscrire si vous avez des nouvelles, si vous voulez savoir quoi faire !!!!!

 Un autre blog pour notre ami : http://cspb.unblog.fr/2007/01/09/liberte-pour-sebastien-bedouret/

 

ETA et négociations
 
Voici un coup de gueule d'Alain Hervochon,du site http://baladeenpaysbasque.monsite.wanadoo.fr/   mais c'est le cri de tout ceux et toutes celles qui en ont marre de toute cette violence!!
ETA veut arrêter d'accord, très bien !!
Mais quid des prisonniers basques, loin de leurs familles, et subissant humiliations et injustices qui n'ont pas lieu d'être, même quand leur peine est finie,  quid de la sincérité des gouvernements espagnols et français?
Et enfin, qui est le plus coupable dans cette longue et douloureuse histoire?
Ce sont les gouvernements de ces deux pays.
Qui sont les véritables victimes?
Tout les protagonistes!!!
Et qui se fout de la gueule de qui?
Nos deux gouvernements qui se foutent royalement de leurs peuples respectifs.
Tant de souffrances, de peurs, de sang, de violences.....
Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?
 
Nota: cette page figure sur mon blog avec la complicité amicale d'Alain Hervochon, puisqu'elle n'existe plus sur http://baladeenpaysbasque.monsite.wanadoo.fr/ , site en constante évolution.
La fonction "copier-coller" m'a permis de la conserver dans mes archives; ben si, la précision est importante car sans cela Alain et moi risquerions de nous faire eng....heu bref tirer les oreilles.
 
 Bon, et puis si la page est sur mon blog, elle n'existe plus sur le site, c'est pourquoi, considérant ce texte important, je l'affiche avec l'autoristion d'Alain qui m'a précisé qu'il assumait totalement ses propos, et bien moi aussi j'assume !
 
 
Coup de gueule !     Y'en a marre !
29/11/05
 
 
Six mois après avoir décrété une trève unilatérale, ETA vient d'annoncer la rupture de cette trève !
Quelques années après les espoirs de paix suscités par les accords de Lizarra-Garazi, une porte de sortie du conflit và à nouveau se fermer...
L'immense majorité du peuple Basque condamne la violence mais réclame une reconnaissance.
José-Luis ZAPATERO était-il sincère en annoncant des négociations ?
Pouvait-il dans cette affaire lutter contre le sinistre AZNAR, ancien premier ministre ?

Pourquoi le parti Batasuna --légal en France-- est il toujours interdit en Espagne ?

Et donc comment discuter... Sans interlocuteur !!!!????!!!!

Pourquoi aucun effort n'a t'il été fait pour améliorer le sort des prisonniers politiques (et donc de leurs familles) alors que l'opinion publique le réclame dans un but simplement humanitaire ?

Pourquoi un tel gâchis ?

Pourquoi ?

                 Pourquoi ?

                                       POURQUOI ?


 

 

 


Qu’est-ce qu’ils veulent ?

 

Mardi dernier, l’émission de Txalaparta Irratia a commencée sur les paroles de Beltzane Obanos, prisonnière politique basque libérée la veille, quelques heures seulement après la mort de son père. Elle s’est adressée à ses camarades resté(e)s derrière les barreaux, calmement, mais on pouvait entendre dans sa voix la tonalité du vertige. Car perdre son père est un moment douloureux, violent, d’autant plus violent lorsque la nouvelle nous parvient alors que nous sommes – même provisoirement – dans l’impossibilité de se consoler de la présence de nos proches. Pour elle, il fallait doubler ce déchirement d’un autre, celui de laisser ses amis dans l’enfer carcéral. Où est passée la joie de recouvrer une liberté, aussi relative soit-elle ?

 

Quelle journée étrange. A l’instant où j’écris ces mots, dans les locaux de la radio, je viens de passer un homme à l’antenne et nous écoutons, en direct, un Ongi Etorri qui a lieu, quelque part en Euskal Herria. Derrière lui, les gens chantent…Eusko gudariak gara…

 

Et cet après-midi, il y a quelques heures, nous apprenions tous qu’Iñaki de Juana reprenait sa grève de la faim.

 

Il y a des jours comme ça, des périodes, où notre tête semble se perdre dans les méandres d’événements contradictoires les uns avec les autres et qui, au final, donnent le sentiment de ne plus rien vouloir dire du tout. Nos réflexions se perdent dans les méandres d’informations qui s’entrechoquent, se mutilent de façon réciproque. C’est vrai, qu’est-ce que c’est que cette période ? Qu’est-ce que c’est que ce moment ?

 

Tout ce que l’on sait, tout ce que des centaines de milliers de Basques ont pu « vérifier », c’est qu’il y a un cessez-le-feu… qu’une des parties du conflit est en cessez-le-feu. C’est tout. A part ça, rien n’a changé. Tout est exactement comme avant ce 22 mars où ETA annonçait son initiative et où tout devenait possible. Attention ! Tout devenait possible, parce que tout le monde sait qu’ETA n’annonce pas de trêve pour faire plaisir, mais uniquement lorsqu’elle estime que les conditions sont réunies pour que cela ait un sens et une portée. Tout devenait possible, parce que voir ETA déclarer un cessez-le-feu signifiait que, d’une façon ou d’une autre, elle savait que Madrid était disposée à faire quelque chose.

 

Et c’est vrai, Madrid était disposée à faire quelque chose. L’intervention de Zapatero au Congrès en a été la preuve. Mais après ? Si c’est tout ce qu’il faut faire, pas de problème ! Moi aussi, je peux t’en faire des discours. Je peux t’en écrire, des pages entières de belles paroles. Mais ça ne veut rien dire.

 

Aujourd’hui, les choses sont simples :

 

Qui a fait un pas pour la paix ? ETA.

Qui n’a rien changé ? Madrid et Paris.

Qui respecte sa parole ? ETA.

Qui n’a pas encore tenu parole ? Madrid et Paris.

Qui a suspendu ses actions armées ? ETA.

Qui les maintient ? Madrid et Paris.

 

On dit, tous les jours, que Madrid et Paris continuent sur le chemin de la répression. Mais à force de dire les choses, on fini par ne plus se rendre compte de l’importance de leur contenu… ça devient mécanique. Mais attardons-nous un instant sur ce constat que personne ne peut contester : depuis sept mois qu’ETA est entrée dans une cessez-le-feu permanent, depuis tant de mois qu’elle a fermé le front de ses actions contre les représentants des partis politiques espagnols, rien, absolument rien, n’a été fait par les Etats espagnol et français. Il faut lire et relire cette phrase, jusqu’à mesurer à quel point cette situation n’est non seulement pas supportable mais, surtout, n’est pas acceptable. Quel Peuple peut accepter cela ? Pendant combien de temps encore ?

 

Dans le contexte actuel, plus que jamais, chaque interpellation est un crime contre la paix.

Chaque contrôle d’identité à l’entrée ou à la sortie d’une manifestation est un crime contre la paix.

Chaque jour qui passe et qui voit être maintenue l’apartheid politique en Euskal Herria est un crime contre la paix.

Chaque discours sans lendemain est un crime contre la paix.

 

Et tout Etat, aussi puissant soit-il, fini par répondre de ses crimes. Rien n’est encore fixé. L’Histoire n’est pas terminée. L’Espagne et la France , telles que nous les connaissons, ne sont pas vieilles à l’échelle de l’Humanité. Et elle mourront jeunes, à l’échelle de l’Humanité. C’est non seulement certain, mais c’est surtout inéluctable.

 

Certaines nouvelles sont attendues avec impatience. D’autres non. Je veux parler maintenant de celles qui sont attendues. Madrid et Paris vont-ils enfin avoir le courage de dire au Peuple basque ce qu’ils veulent ? Que nous sachions si, oui ou non, nous avons raison d’espérer. Parce que, dans la situation actuelle, c’est vers ces capitales que nos yeux sont tournés. C’est leur geste à elles que nous attendons, et pas celui de qui que ce soit d’autre. Changement de politique carcérale ? La réponse doit venir des deux Etats. Arrêt de la répression ? La réponse doit venir des deux Etats. Reconnaissance des droits du Peuple basque ? La réponse doit venir des deux Etats. Légalisation de Batasuna ? La réponse doit venir de l’Etat espagnol.

 

Non, nous ne rêvons pas. Les seuls qui n’ont rien fait sont bien les Etats espagnol et français et leurs représentants. Alors aujourd’hui, clairement, c’est à eux de faire un effort, et à personne d’autre.

 

Sebas Bédouret

Responsable de Txalaparta Irratia


¿Qué quieren?

 

El martes pasado, la emisión de Txalaparta Irratia empezaba con las palabras de Beltzane Obanos, prisionera política vasca liberada la víspera, horas después de la muerte de su padre. Habló a sus camaradas que habían quedado detrás de los barrotes de la cárcel. Habló calmamente, pero en su voz se notaba un tono de vértigo. Perder al padre es un momento doloroso, violento, y mucho más violento cuando la noticia nos llega mientras que estamos – auque sea temporalmente - en la imposibilidad consolarnos con la presencia de nuestra familia, de nuestros amigos. Para Beltzane, al desgarramiento por la muerte de su padre se le sumaba otro, el de dejar a sus amigos en el infierno carcelario. ¿Cómo se vive, en momentos parecidos, la alegría de recuperar la libertad, aunque sea una libertad relativa?

 

Qué día tan extraño. Mientras escribo estas palabras, en el local de la radio, acabo dar paso para hablar a un hombre y escuchamos, en directo, un Ongi Etorri que tiene lugar, en alguna parte de Euskal Herria. Oímos la gente que canta... Eusko gudariak gara…

 

Y esta tarde, hace solamente unas horas, nos hemos enterado que Iñaki de Juana reempezaba su huelga de hambre.

 

Hay días así, períodos, en los que nuestra cabeza parece perderse en los meandros de acontecimientos contradictorios y que, al final, te dejan el sentimiento de que ya no vale la pena decir nada más. Nuestras reflexiones se pierden en los meandros de informaciones que se cruzan, que chocan entre ellas, que se mutilan. ¿Pero, qué período es realmente este período que estamos viviendo? ¿Pero qué es realmente este momento?

 

Lo que sabemos, todo lo que centenares de millares de vascos han podido «verificar», es que hay un alto el fuego... que una de las partes del conflicto no utiliza la violencia. Es todo. A parte de esto, nada ha cambiado. Todo sigue igual que antes de ese 22 de marzo en el que ETA anunciaba su iniciativa y en el que todo parecía posible. ¡Atención! Todo parecía posible porque todo el mundo sabe que ETA no anuncia una tregua por placer, sino únicamente cuando cree que las condiciones se dan para que esa decisión tenga un sentido y una finalidad. Todo parecía posible, porque ver a ETA declarar un alto el fuego significaba que, de una manera o de otra, sabía que Madrid estaba dispuesta a hacer algo.

 

Y es cierto, Madrid estaba dispuesta a hacer algo. La intervención de Zapatero en el Congreso fue la prueba de ello. Pero, ¿y depués? Si eso es todo lo que se ha de hacer, ¡vale! yo también puedo hacer bellos discursos. Yo también puedo escribir bellas páginas con bonitas palabras. Pero eso no significa nada, nada.

 

Hoy las cosas están claras:

 

¿Quien ha hecho un paso hacia la paz? ETA.

¿Quién no ha hecho nada? Madrid y París.

¿Quién respeta su palabra? ETA.

¿Quién no ha mantenido su palabra? Madrid y París.

¿Quién ha suspendido las acciones armadas? ETA.

¿Quién las mantiene? Madrid y París.

 

Todos los días se dice que Madrid y París continúan por el camino de la represión. Pero a fuerza de repetir las cosas, se acaba por no dar importancia a su contenido... se vuelve algo mecánico. Pero miremos un poco más atentamente esa afirmación que nadie puede negar: desde hace siete meses ETA continúa con su alto el fuego permanente, desde hace siete meses que ha cerrado el frente de las acciones contra los representantes de los partidos políticos españoles, nada, absolutamente nada, han hecho los Estados español y francés. Hay que leer y releer esta frase para ver hasta qué punto esta situación es insoportable e inaceptable. ¿Qué pueblo podría aceptar eso? ¿Durante cuánto tiempo?

 

En el contexto actual, más que nunca, cualquier detención es un crimen contra la paz.

Cualquier control de identidad al ir a una manifestación o al acabar una manifestación es un crimen contra la paz.

Cada día que pasa en el que se mantiene el apartheid político en Euskal Herria es un crimen contra la paz.

Cada discurso sin futuro es un crimen contra la paz.

 

Y cualquier Estado, incluso el más fuerte, acaba respondiendo por sus crímenes. Nada está decidido. La historia no se ha acabado. España y Francia, tal como las conocemos, no son nada si las miramos a escala de la Humanidad. Y morirán jóvenes, si calculamos el tiempo a escala de la Humanidad. Esto es cierto e ineluctable.

 

Algunas noticias se esperan con impaciencia. Otras no. Quiero hablar ahora de las que se esperan con ansiedad. ¿Madrid y París van finalmente a tener el valor de decir al pueblo vasco lo que este pueblo quiere oír? Que sepamos si, sí o no, podemos esperar algo. Porque en la situación actual, es hacia esas capitales que nuestros ojos miran. Son sus gestos los que esperamos y no los de otros. ¿Cambio en la política penitenciaria? La respuesta debe venir de esos dos Estados. ¿Fin de la represión? La respuesta debe venir de esos dos Estados. ¿Reconocimiento de los derechos del pueblo vasco? La respuesta debe venir de esos dos Estados. ¿Legalización de Batasuna? La respuesta debe venir del Estado español.

 

No, no soñamos. Los únicos que no han hecho nada son realmente los Estados español y francés y sus representantes. Por lo que, hoy en día, los que tiene que hacer un esfuerzo son ellos y nadie más que ellos.

 

Sebas Bédouret

Responsable de Txalaparta Irratia

 

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