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| Journal du Pays Basque |
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Message du CPPB ( Collectif des Prisonniers - eres- du Pays Basque) Le Collectif des prisonniers politiques lance sa campagne pour l’amnistie Le Collectif des prisonniers politiques basques (CPPB) a initié lundi trois semaines de mobilisations dans les prisons pour réclamer le respect de leurs droits en tant que prisonniers politiques ainsi que la reconnaissance du droit à l’autodétermination pour le Pays Basque de la part des Etats français et espagnol. La campagne, qui va se prolonger durant tout le mois de février, comprend des refus de sortie de cellules et des jeûnes, ainsi qu’une manifestation pour le samedi 24.
"Comme nous l’avions annoncé dans la lettre adressée au meeting d’Anoeta, nous entamons un nouveau cycle de luttes dans toutes les prisons des Etats français et espagnol", déclare le CPPB à travers un communiqué. "Même si vivre jour après jour dans les cachots des deux États qui nous détiennent est déjà en soi une lutte permanente, nous avons décidé de faire un pas supplémentaire dans la mobilisation". Lundi, les prisonniers ont marqué le point de départ de cette lutte avec un refus général de rentrer dans les cellules. Mardi ils ont refusé de sortir des cellules et cela jusqu’à demain. À partir de lundi, le CPPB mènera une "semaine de la propagande" exposant ses revendications "sur tous les supports possibles: tracts, affiches, tee-shirts, etc.". Enfin, du 19 au 25, les prisonniers observeront une grève de la communication, c’est-à-dire, pas de courriers, pas de visites. "Nous appelons également à une manifestation le 24 février, date à laquelle nous observerons un jeûne", ont-ils annoncé. Amnistie et autodétermination
Le CPPB estime que "le processus basé sur l’autodétermination, la territorialité et l’amnistie a été bloqué. S’entêtant dans la négation de notre peuple, l'État français et l’État espagnol comme les acteurs régionalistes [en référence notamment au PNV, ndlr] qui se plient avec zèle à leur stratégie, font clairement le pari de la prolongation du conflit. Car le facteur principal de ce blocage est l’absence d’un accord reconnaissant Euskal Herria". Pour le CPPB, deux pas sont indispensables pour que le processus suive une voie démocratique: "le premier, confirmer la capacité de décision d’Euskal Herria; le second, définir le cadre démocratique qui rendra cela possible". Pour le collectif des prisonniers, cette définition doit être faite des deux côtés des Pyrénées. "En partant des deux réalités politico-institutionnelles que nous imposent ces deux États, et en faisant des pas fermes sur le long chemin qui mène à une Euskal Herria libre, unie, euskaldun et socialiste". Dans ce sens, le CPPB a salué la proposition présentée le 27 janvier à Ustaritz par Batasuna "pour qu’Ipar Euskal Herria ait aussi son propre cadre démocratique face à la France". |
Je vous rappelle que Sébas est incarcéré depuis le 6 ajnvier, ce qui fait 35 jours de détention arbitraire. OPur obtenir de ses nouvelles, allez sur le blog de soutien ADRESSE INDISPENSABLE, je n'arrêterais pas de le répéter http://libertepoursebas.blogspot.com/.
Et si vous voulez soit obtenir d'autres nouvelles, soit en donner --on ne sait jamais-- inscrivez-vous à libertépoursebas@no-log.org .
Sébas, au début incarcéré à Soto del Real, a été transféré; c'est simple, une petite carte postale lui ferait plaisir; de plus, si vous voulez qu'il vous réponde , allez à la poste pour demander un ou deux Coupons Réponses Internationaux, http://www.upu.int/irc/fr/2006_version.html et envoyez le tout à
Mr. Sébastien BÉDOURET,
Je lui ai envoyé une carte postale, si il répond, ou non, je vous le dirais.
Christine.
Euskadi= Pays Basque; Askatu; libre ! Ce qui revient à dire, et les bascophones voudront bien me dire si je me trompe ou non, "Pays Basque Libre", ou "Liberté pour le Pays Basque".
Parfaitement !
Donc cette fameuse manif en soutien à Sébastien Bédouret et Inaki de Juana Chaos aurait dû se passer le mieux du monde....et bien non !
Nous étions seize personnes sur la Place du Châtelet, à Paris, à manifester pacifiquement, il n'y avait abzsolument aucune, je dis bien aucune volonté de notre part de causer du désordre, ou d'agresser quelqu'un.
Nous ne bouchions pas les chemins et routes de circulation, nous étions groupés près de la barrière la plus proche de la Seine...seize personnes....ça ne fait pas beaucoup de bruit, c'est un tout petit groupe, n'est-ce pas, ô visiteur ?
Nous étions là pour dire et dénoncer....la preuve est arrivée sous la forme de quelques fourgons de CRS, et nous nous sommes vus très vite encerclés...ils ont arraché les bannières et pancartes, et nous sommes passés à la fouille.
Les femmes ont été fouillées par les femmes, les hommes par les hommes.
Puis nous avons été invités à monter dans le bus. Pour ma part, je n'ai subie aucune violence: d'après ce que j'ai pu comprendre, mes futurs amis non plus.
J'avais une trouille bleue, c'était la première fois pour moi que ça m'arrivait.
Sauf les femmes et les personnes âgées, tout le monde a eu les mains serrées par un cerclage, dans le dos. Sans commentaire.
Puis , arrivés au commissariat, nous avons encore été fouillés !!!
N'importe quoi !
Puis ils nous ont fait attendre dans le parking du commissariat pendant deux ou trois heures, le temps de vérifier les identités.
Et vous me croyez ou pas, la peur m'a quittée peu à peu, j'ai fait connaissance avec des personnes que je n'avais jamais rencontrées: je veux les revoir !!!!
Ils nous relâchés un par un, ceux et celles qui étaient sortis attendaient les autres; nous avons échangés nos adresses, puis nous nous sommes promis de recommencer...
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi criminaliser une action solidaire envers le Pays Basque, et pas les actions et manifs envers Ingrid Bétancourt, par exemple?
Parce que le Pays Basque est personna non grata en France et en Espagne?
Parce que c'est "politiquement incorrect" de dire la vérité?
Parce que nos gouvernements respectifs refusent le dialogue et préfèrent la répression?
Ce n'est pas juste, et c'est surtout idiot, parce que tout le monde sait bien qu'une vraie paix est entendue entre toutes les parties, par un véritable dialogue, une écoute de part et d'autre.
Le Pays Basque ne peut continuer à vivre sous la répression pure et simple, il doit exister, non pas contre les autres, mais, comme le dit si bien mon ami Peio Serbielle, "avec, à côté des autres".
Pour ma part, je ne suis pas basque, mais je suis pour le dialogue et la justice, l'ouverture d'esprit et la solidarité humaine: mais pour que tout cela devienne réalité, il faut se tendre la main à travers les barrières... y'a du boulot, certes, mais je veux croire que ça arrivera un jour.
Christine Mirété, Euskadi Askatu.
C'était ici :
JE VOUS DONNE RENDEZ-VOUS POUR NOTRE AMI SÉBASTIEN BÉDOURET:
VENEZ NOMBREUX ET NOMBREUSES !
ETA avait déposé les armes, et signalé aux gouvernements Espagnols--Madrid-- et Français --Paris-- que la trêve serait définitive si les prisonniers basques étaient rapprochés de leurs familles et ne faisaient plus partie des "terroristes"...mais aucun des gouernements ne bouge dans le bon sens: au contraire, ils attisent la fureur et la haine en allant dans le sens contraire !!!!!
La preuve, Sébastien Bédouret, animateur sur Radio-Pays http://www.radiopays.org ,de l'émission "Txlalaparta Irratia" a été incarcéré à Soto del Real sous prétexte qu'il avait un magazine édité et distribué par ETA au-dessus de sa place de bus , dans la partie "Bagages"....ou selon la Guardia civile dans son sac...
Mais est-ce vrai que Sébas avait ce magazine dans son sac ? ou est-ce un coup monté par la Guardia civile?
Parce que ce qu'il faut savoir, c'est que Sébas, avant de parler au micro, effectuait un immense et fastidieux travail de recherche, de compilation, de traduction de messages rédigés en espagnol, en euskara--langue basque--, en catalan, vers le français, our ceux et celles qui comme moi, ne comprennent pas ou peu ces langues...il informait de faits véridiques, et évidemment non diffusés par les grands médias...j'avais grand plaisir à écouter ses émissions, mais je ne l'ai jamais rencontré.
Pourtant, à force d'écouter, je peux affirmer sans me tromper que Sébas est contre la violence en générale, d'où qu'elle vienne...mais il dérange, cet homme, il dérange car il dit la vérité...alors "on" cherche le moyen de le faire taire, jusqu'à utiliser les menaces et la torture pour lui faire signer des aveux...n'importe quoi !!!!
C'est de la présomption de culpabilité, et nous manifestons notre inquétude quand à l'intégrité physique et morale de Sébastien, surtout quand on connait les méthodes de la Guardia Civile....
LIBÉREZ-LE !!!! IL EST INNOCENT !!!
CE N'EST PAS EN INVENTANT DES COUPABLES QUE VOUS SEREZ PLUS RESPECTÉS !!!!!
AU CONTRAIRE !!!! ALORS DEVENEZ SOUPLES A DÉFAUT D'ÊTRE INTELLIGENTS !!!!
J'AI DIT !
Si vous voulez écrire à Sébastien, écrivez à cette adresse : je tiens à dire que le courrier est d'abord traduit en espagnol, afin d'être archivé, ce qui prend du temps; mais, histoire de "s'amuser", le courrier peut-être retenu jusqu'à un mois, puis si cela leur plaît, remis ou non au prisonnier...
Alors patience !
Sébastien Bédouret
C. P. MADRID V
Ctra. Comarcal 611, km. 37,6
28791 - Soto del Real
(Madrid)
Des infos sur Sébastien BÉDOURET dans les pages suivantes :
LE blog de soutien Liberté pour SÉBAS : http://libertepoursebas.blogspot.com
RED FORUM : http://redforum.propagande.org/phpBB2/viewtopic.php?p=186700&sid=fdab3d0cba368ab2d38fe7b9778793d
Le site Radio-Pays : http://www.radiopays.org
Sébas en est le président.
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Le site d'Alain Hervochon, "Balade en Pays Basque" : http://baladeenpaysbasque.monsite.wanadoo.fr/page7.html
Le site de mon amie belge : http://peioserbielle.skynetblogs.be/
La mailing-list libertepoursebas@no-log.com sur laquelle il vous faut vous inscrire si vous avez des nouvelles, si vous voulez savoir quoi faire !!!!!
Un autre blog pour notre ami : http://cspb.unblog.fr/2007/01/09/liberte-pour-sebastien-bedouret/
Pourquoi le parti Batasuna --légal en France-- est il toujours interdit en Espagne ?
Et donc comment discuter... Sans interlocuteur !!!!????!!!!
Pourquoi aucun effort n'a t'il été fait pour améliorer le sort des prisonniers politiques (et donc de leurs familles) alors que l'opinion publique le réclame dans un but simplement humanitaire ?
Pourquoi un tel gâchis ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
POURQUOI ?
Qu’est-ce qu’ils veulent ?
Mardi dernier, l’émission de Txalaparta Irratia a commencée sur les paroles de Beltzane Obanos, prisonnière politique basque libérée la veille, quelques heures seulement après la mort de son père. Elle s’est adressée à ses camarades resté(e)s derrière les barreaux, calmement, mais on pouvait entendre dans sa voix la tonalité du vertige. Car perdre son père est un moment douloureux, violent, d’autant plus violent lorsque la nouvelle nous parvient alors que nous sommes – même provisoirement – dans l’impossibilité de se consoler de la présence de nos proches. Pour elle, il fallait doubler ce déchirement d’un autre, celui de laisser ses amis dans l’enfer carcéral. Où est passée la joie de recouvrer une liberté, aussi relative soit-elle ?
Quelle journée étrange. A l’instant où j’écris ces mots, dans les locaux de la radio, je viens de passer un homme à l’antenne et nous écoutons, en direct, un Ongi Etorri qui a lieu, quelque part en Euskal Herria. Derrière lui, les gens chantent…Eusko gudariak gara…
Et cet après-midi, il y a quelques heures, nous apprenions tous qu’Iñaki de Juana reprenait sa grève de la faim.
Il y a des jours comme ça, des périodes, où notre tête semble se perdre dans les méandres d’événements contradictoires les uns avec les autres et qui, au final, donnent le sentiment de ne plus rien vouloir dire du tout. Nos réflexions se perdent dans les méandres d’informations qui s’entrechoquent, se mutilent de façon réciproque. C’est vrai, qu’est-ce que c’est que cette période ? Qu’est-ce que c’est que ce moment ?
Tout ce que l’on sait, tout ce que des centaines de milliers de Basques ont pu « vérifier », c’est qu’il y a un cessez-le-feu… qu’une des parties du conflit est en cessez-le-feu. C’est tout. A part ça, rien n’a changé. Tout est exactement comme avant ce 22 mars où ETA annonçait son initiative et où tout devenait possible. Attention ! Tout devenait possible, parce que tout le monde sait qu’ETA n’annonce pas de trêve pour faire plaisir, mais uniquement lorsqu’elle estime que les conditions sont réunies pour que cela ait un sens et une portée. Tout devenait possible, parce que voir ETA déclarer un cessez-le-feu signifiait que, d’une façon ou d’une autre, elle savait que Madrid était disposée à faire quelque chose.
Et c’est vrai, Madrid était disposée à faire quelque chose. L’intervention de Zapatero au Congrès en a été la preuve. Mais après ? Si c’est tout ce qu’il faut faire, pas de problème ! Moi aussi, je peux t’en faire des discours. Je peux t’en écrire, des pages entières de belles paroles. Mais ça ne veut rien dire.
Aujourd’hui, les choses sont simples :
Qui a fait un pas pour la paix ? ETA.
Qui n’a rien changé ? Madrid et Paris.
Qui respecte sa parole ? ETA.
Qui n’a pas encore tenu parole ? Madrid et Paris.
Qui a suspendu ses actions armées ? ETA.
Qui les maintient ? Madrid et Paris.
On dit, tous les jours, que Madrid et Paris continuent sur le chemin de la répression. Mais à force de dire les choses, on fini par ne plus se rendre compte de l’importance de leur contenu… ça devient mécanique. Mais attardons-nous un instant sur ce constat que personne ne peut contester : depuis sept mois qu’ETA est entrée dans une cessez-le-feu permanent, depuis tant de mois qu’elle a fermé le front de ses actions contre les représentants des partis politiques espagnols, rien, absolument rien, n’a été fait par les Etats espagnol et français. Il faut lire et relire cette phrase, jusqu’à mesurer à quel point cette situation n’est non seulement pas supportable mais, surtout, n’est pas acceptable. Quel Peuple peut accepter cela ? Pendant combien de temps encore ?
Dans le contexte actuel, plus que jamais, chaque interpellation est un crime contre la paix.
Chaque contrôle d’identité à l’entrée ou à la sortie d’une manifestation est un crime contre la paix.
Chaque jour qui passe et qui voit être maintenue l’apartheid politique en Euskal Herria est un crime contre la paix.
Chaque discours sans lendemain est un crime contre la paix.
Et tout Etat, aussi puissant soit-il, fini par répondre de ses crimes. Rien n’est encore fixé. L’Histoire n’est pas terminée. L’Espagne et la France , telles que nous les connaissons, ne sont pas vieilles à l’échelle de l’Humanité. Et elle mourront jeunes, à l’échelle de l’Humanité. C’est non seulement certain, mais c’est surtout inéluctable.
Certaines nouvelles sont attendues avec impatience. D’autres non. Je veux parler maintenant de celles qui sont attendues. Madrid et Paris vont-ils enfin avoir le courage de dire au Peuple basque ce qu’ils veulent ? Que nous sachions si, oui ou non, nous avons raison d’espérer. Parce que, dans la situation actuelle, c’est vers ces capitales que nos yeux sont tournés. C’est leur geste à elles que nous attendons, et pas celui de qui que ce soit d’autre. Changement de politique carcérale ? La réponse doit venir des deux Etats. Arrêt de la répression ? La réponse doit venir des deux Etats. Reconnaissance des droits du Peuple basque ? La réponse doit venir des deux Etats. Légalisation de Batasuna ? La réponse doit venir de l’Etat espagnol.
Non, nous ne rêvons pas. Les seuls qui n’ont rien fait sont bien les Etats espagnol et français et leurs représentants. Alors aujourd’hui, clairement, c’est à eux de faire un effort, et à personne d’autre.
Sebas Bédouret
Responsable de Txalaparta Irratia
¿Qué quieren?
El martes pasado, la emisión de Txalaparta Irratia empezaba con las palabras de Beltzane Obanos, prisionera política vasca liberada la víspera, horas después de la muerte de su padre. Habló a sus camaradas que habían quedado detrás de los barrotes de la cárcel. Habló calmamente, pero en su voz se notaba un tono de vértigo. Perder al padre es un momento doloroso, violento, y mucho más violento cuando la noticia nos llega mientras que estamos – auque sea temporalmente - en la imposibilidad consolarnos con la presencia de nuestra familia, de nuestros amigos. Para Beltzane, al desgarramiento por la muerte de su padre se le sumaba otro, el de dejar a sus amigos en el infierno carcelario. ¿Cómo se vive, en momentos parecidos, la alegría de recuperar la libertad, aunque sea una libertad relativa?
Qué día tan extraño. Mientras escribo estas palabras, en el local de la radio, acabo dar paso para hablar a un hombre y escuchamos, en directo, un Ongi Etorri que tiene lugar, en alguna parte de Euskal Herria. Oímos la gente que canta... Eusko gudariak gara…
Y esta tarde, hace solamente unas horas, nos hemos enterado que Iñaki de Juana reempezaba su huelga de hambre.
Hay días así, períodos, en los que nuestra cabeza parece perderse en los meandros de acontecimientos contradictorios y que, al final, te dejan el sentimiento de que ya no vale la pena decir nada más. Nuestras reflexiones se pierden en los meandros de informaciones que se cruzan, que chocan entre ellas, que se mutilan. ¿Pero, qué período es realmente este período que estamos viviendo? ¿Pero qué es realmente este momento?
Lo que sabemos, todo lo que centenares de millares de vascos han podido «verificar», es que hay un alto el fuego... que una de las partes del conflicto no utiliza la violencia. Es todo. A parte de esto, nada ha cambiado. Todo sigue igual que antes de ese 22 de marzo en el que ETA anunciaba su iniciativa y en el que todo parecía posible. ¡Atención! Todo parecía posible porque todo el mundo sabe que ETA no anuncia una tregua por placer, sino únicamente cuando cree que las condiciones se dan para que esa decisión tenga un sentido y una finalidad. Todo parecía posible, porque ver a ETA declarar un alto el fuego significaba que, de una manera o de otra, sabía que Madrid estaba dispuesta a hacer algo.
Y es cierto, Madrid estaba dispuesta a hacer algo. La intervención de Zapatero en el Congreso fue la prueba de ello. Pero, ¿y depués? Si eso es todo lo que se ha de hacer, ¡vale! yo también puedo hacer bellos discursos. Yo también puedo escribir bellas páginas con bonitas palabras. Pero eso no significa nada, nada.
Hoy las cosas están claras:
¿Quien ha hecho un paso hacia la paz? ETA.
¿Quién no ha hecho nada? Madrid y París.
¿Quién respeta su palabra? ETA.
¿Quién no ha mantenido su palabra? Madrid y París.
¿Quién ha suspendido las acciones armadas? ETA.
¿Quién las mantiene? Madrid y París.
Todos los días se dice que Madrid y París continúan por el camino de la represión. Pero a fuerza de repetir las cosas, se acaba por no dar importancia a su contenido... se vuelve algo mecánico. Pero miremos un poco más atentamente esa afirmación que nadie puede negar: desde hace siete meses ETA continúa con su alto el fuego permanente, desde hace siete meses que ha cerrado el frente de las acciones contra los representantes de los partidos políticos españoles, nada, absolutamente nada, han hecho los Estados español y francés. Hay que leer y releer esta frase para ver hasta qué punto esta situación es insoportable e inaceptable. ¿Qué pueblo podría aceptar eso? ¿Durante cuánto tiempo?
En el contexto actual, más que nunca, cualquier detención es un crimen contra la paz.
Cualquier control de identidad al ir a una manifestación o al acabar una manifestación es un crimen contra la paz.
Cada día que pasa en el que se mantiene el apartheid político en Euskal Herria es un crimen contra la paz.
Cada discurso sin futuro es un crimen contra la paz.
Y cualquier Estado, incluso el más fuerte, acaba respondiendo por sus crímenes. Nada está decidido. La historia no se ha acabado. España y Francia, tal como las conocemos, no son nada si las miramos a escala de la Humanidad. Y morirán jóvenes, si calculamos el tiempo a escala de la Humanidad. Esto es cierto e ineluctable.
Algunas noticias se esperan con impaciencia. Otras no. Quiero hablar ahora de las que se esperan con ansiedad. ¿Madrid y París van finalmente a tener el valor de decir al pueblo vasco lo que este pueblo quiere oír? Que sepamos si, sí o no, podemos esperar algo. Porque en la situación actual, es hacia esas capitales que nuestros ojos miran. Son sus gestos los que esperamos y no los de otros. ¿Cambio en la política penitenciaria? La respuesta debe venir de esos dos Estados. ¿Fin de la represión? La respuesta debe venir de esos dos Estados. ¿Reconocimiento de los derechos del pueblo vasco? La respuesta debe venir de esos dos Estados. ¿Legalización de Batasuna? La respuesta debe venir del Estado español.
No, no soñamos. Los únicos que no han hecho nada son realmente los Estados español y francés y sus representantes. Por lo que, hoy en día, los que tiene que hacer un esfuerzo son ellos y nadie más que ellos.
Sebas Bédouret
Responsable de Txalaparta Irratia
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En attendant notre site internet, vous pouvez lire nos articles, communiqués et traductions en suivant les liens ci-dessous:
www.askapena.org
www.radiopays.org/euskadi
www.kalera.org
http://apa.online.free.fr/
Allez aussi voir le site du Journal du Pays basque, pour plus d'infos en français!
http://lejournal.euskalherria.com/idatzia/index.php
Cordialement,
Solidaires du Peuple basque en lutte - Paris est un groupe internationaliste basé sur la région parisienne et dont l’objectif est de contrecarrer le silence médiatique pesant sur le conflit basque et la lutte du peuple basque pour le respect de ses droits individuels et collectifs, au premier rang desquels figure le droit d’autodétermination. Nous ne faisons pas partie du Mouvement de Libération National Basque, mais essayons, dans la mesure de nos moyens, d’apporter notre soutien à ce mouvement, en rediffusant des textes et traductions qui en émanent, en soutenant le Collectif des Prisonnier(e)s Politiques Basques dans leurs initiatives, et en apportant une aide concrètes à leurs familles.
SOLIDAIRES DU PEUPLE BASQUE EN LUTTE - PARIS
SPBL - PARIS
contact@spbl-paris.org
Le site :www.spbl-paris.org
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