Salut ô visiteur ! Cette histoire se passe de commentaires, aide Zola NONO, car ce qui lui arrive est profindément injuste...faxe, téléphone, fais ce que tu peux.
Merci pour lui.
Ci-dessous le communiqué de RESF dans l'Isère (38)
La préfecture s'obstine, obstinons nous aussi. Il suffit de dire :
n'envoyez pas Nono ZOLA à la mort,abrogez l'arrêté de destination
RDC, le préfet sait de quoi il s'agit. Il y a un avion demain pour
Kinshasa, et nous ne savons pas ce que fait le Consulat, on ne nous
le dira pas.
Nous joignons notre dernière lettre au préfet. Ce qui est important
c'est qu'on a les preuves de ce danger de mort.
Le fax du préfet de l'Isère : 04 76 44 68 00 et 04 76 51 34 88>
celui d'Hortefeux : 04 73 36 73 45
de son ministère : 01 55 55 49 20
Voici aussi plus de détails sur ce qui lui est arrivé en France
Au 6 novembre 2007. Situation de Nono ZOLA
Nono ZOLA est arrivé en France en janvier 2005, pour échapper à un
commandant militaire contre qui il a porté plainte pour
l'assassinat de ses parents. Ce commandant étant bien en place , il
est sûr de "disparaître" ( torture et mort) s'il est débarqué à
l'aéroport de Kinshasa.
Nono ZOLA est un "pas de chance"
Il est bègue, a du mal à se faire comprendre et à comprendre. Il ne
lit ni n'écrit en français.
Il a fait le parcours de la demande d'asile, OFPRA et CRR ,sans
avocat (dossier mal fait), et a été refusé.
Au Congo on n'a guère de papiers d'identité. Il est arrivé avec ,
comme seule identité, un acte de naissance demandé juste avant de
fuir et dont la date de naissance est erronée , le faisant mineur
alors qu'il avait 34 ans Il dit l'avoir signalé. Cependant il a
été envoyé pour se loger dans un foyer pour mineurs et jeunes majeurs à Albertville, bien qu'il porte son âge à l'évidence . Son
récit pour l'OFPRA ne cachait pas son âge, et il a signalé un
enfant de 12 ans...
Au bout de 3 ou 4 jours il en a été délogé par des policiers et
est passé devant un tribunal, condamné à 2 mois de prison avec
sursis, accompagné d'une interdiction de territoire français (une
"double peine")..Motif : faux papier dans le but de se faire passer
pour mineur.
Il a été arrêté le 22 octobre, alors qu'il attendait de passer à la
CRR, mais c'était dans le cadre d'un reexamen, donc non suspensif .
L'interdiction de territoire est pour la préfecture un argument
imparable pour sacrifier la vie d'un demandeur d'asile. Présenté à
l'ambassade de RDC mardi 30 octobre, Nono n'a pas été "reconnu".
Mais la préfecture a demandé la prolongation de la rétention au
Centre de retention de Nîmes, de 2 semaines supplémentaires, dans
l'attente que l'ambassade le reconnaisse et lui donne un sauf-conduit.
C'est EN CONNAISSANCE DE CAUSE que la préfecture de l'Isère
s'obstine sur la destination RDC, car nous lui avons fourni
plusieurs preuves concernant le récit de Nono ZOLA et concernant le
sort qui l'attend. La directrice du service des usagers se contente
de répéter " dites vous que dans notre esprit nous ne l'envoyons
pas à la mort "
La faute à "pas de chance" ?
0__le Congo RDC est en France sur la liste des "pays sûrs".
1__le jour de l'arrestation, il y avait de la place au CRA de Lyon.
Il a été envoyé à Nîmes. D'où nettement plus de difficultés pour
l'aider. Sa concubine, qui apportait son dossier, est arrivée pour
le recours contre la destination RDC quand le juge avait fini de statuer, sans le dossier. Elle avait été retardée par la grève des
trains.
2__Nono ZOLA était en recours à la CRR . L'avocat comptait demander qu'on lui laisse le temps de se faire entendre. Curieusement ,
alors qu'il a été arrêté le 22 octobre, la CRR l'a refusé sans
audience le 24 octobre. Quelle coincidence !
3__vendredi 2 novembre, il passait devant le juge des libertés pour
la reconduction de 2 semaines. Il a été prévenu à 12h30 pour 13h30,
et son avocat n'a pas été prévenu.
4__au CRA on ne lui a pas dit qu'il avait droit à un interprète. Il
n'en a pas eu lors de ses trois premiers passages devant les juges
( juge des libertés après 2 jours, puis juge pour le recours, puis
à nouveau juge des libertés ). Il en a eu un, sur sa demande , pour
un appel, lundi, qui ne pouvait aboutir.