Madame, Monsieur,
>
>Je vous écris pour vous faire part d’un témoignage.
>J’ai effectué deux années d’étude en BTSA Productions animales, ne
>sachant absolument pas ce qui se cachait derrière cette formation (si on
>peux appeler ça une formation). Mon rêve était de devenir vétérinaire,
>mais n’ayant pas fait un BAC Scientifique, il ne me restait plus que
>cette voix là pour y arriver.
>Les horreurs que j’ai vu durant ces deux longues années me poursuivront
>jusqu’à la fin de mes jours. J’étais dans l’incapacité d’arrêter cette
>formation pour des raisons personnelles.
>Il faut savoir que d’après les gens du milieu agricole « les animaux ne
>souffrent pas ! » (Mais c’est bien sûr ! ) il est donc très facile pour
>eux, de faire subir toutes sortes de cruauté aux animaux !
>Voici donc la liste des atrocités que j’ai pu voir (je décris seulement
>ce que j'ai vu, que ce soit à mon école ou dans les innombrables
>exploitations que l'on a visitées)
>
>
>Les moutons
>La première année d'étude nous devions nous occuper de la bergerie de
>l'école. Chaque semaine nous nous rendions, mes camarades de classe et
>moi, dans la bergerie pour y effectuer les TP (Travaux Pratiques) sous
>la surveillance de notre professeur. C'était un endroit très glauque,
>très sale, très sombre, le genre de lieu où on ose pas lever la tête
>tellement qu'il y a des toiles d'araignées au « plafond ». Les brebis
>étaient parquées dans des « enclos » sans paille (au départ il y en
>avait mais le lendemain elles avaient tout mangé ou tout piétiné et
>personne ne remettait de paille), remplis d'excréments, les barrières
>dataient d'on ne sait pas quand, le sol était pleins de trous, les
>mangeoires trouées, les abreuvoirs recouverts d'une épaisse couche d'on
>ne sait quoi.
>Lors des TP il nous a donc était enseigné que pour éviter que les brebis
>ne mangent la queue de leurs agneaux (à cause d’un manque de minéraux ou
>autre provoqué par les hommes), il fallait que l'on coupe la queue de
>ces derniers à la pince (ou à l'élastique) à la naissance à vif. Sans
>désinfecter, bien évidemment, ni la pince qui sert à couper, ni le
>moignon qui leur reste. Ensuite, afin de pouvoir les reconnaître au sein
>du troupeau, les agriculteurs leurs percent les oreilles (les 2 car une
>seule ne suffisait pas!) avec un appareil pour leur mettre les fameuses
>boucles, sans se soucier de savoir si cela transperce une veine. Au
>début ce sont des petites boucles, puis quand les agneaux sont assez
>grands, on leur perce une 2ème fois les oreilles en faisant un plus gros
>trou pour leur en mettre des plus grandes. Lors des TP, Les agneaux
>avaient les oreilles en sang. Si je faisais une réflexion ou que
>j’insistais pour mettre du désinfectant on me répondait en rigolant «
>oulala mais c’est bon, c’est qu’un mouton, il est pas mouru le mouton » !
>Les séances se déroulaient toujours de la même façon, j'étais lynchée à
>chaque fois, mes réflexions dérangeaient...
>Les agneaux sont ensuite triés lorsqu’ils ont 8 mois. Les mâles sont
>envoyés à l’abattoir (sauf les « chanceux » qui seront gardés comme
>mâles reproducteurs avant d’être envoyé à leur tour à l’abattoir au bout
>de 3-4 ans de « service ») et les femelles sont sélectionnées suivant
>des points bien précis, ainsi les « meilleures » seront gardées pour
>renouveler le troupeau, et les « moins bonnes » suivront leurs frères à
>l’abattoir.
>Les brebis quant à elles sont des usines à agneaux. Elles sont prises
>par les béliers ou inséminées 2 à 3 fois par an. Leurs chaleurs sont
>synchronisées afin que toutes les brebis aient leurs petits au même
>moment. Lorsque la fertilité de ces dernières baisse, ou qu’elles ont
>atteint un âge avancé (8 ans !), ou qu’elles sont malades, elles sont
>envoyés à l’abattoir où elles seront lâchement tuées puis emmenées à
>l’équarrissage (car leur viande n’est pas « consommable »).
>Bien sûr, à cause de la sélection sur la fertilité, il arrivait que les
>brebis fassent 3 agneaux. N’étant dotées que de 2 mamelles, il fallait
>leur enlever un des agneaux et le mettre « à la louve » (système de
>tétines en plastique qui sortent d'un grand récipient rempli de lait en
>poudre et d'eau) si on voulait qu’il survive. Les cris de la brebis qui
>appelle sont petit disparu retentissent encore.
>Il ne faut pas oublier la souffrance quotidienne de ces animaux qui
>vivent dans une bergerie souillée. Lorsqu’il faut attraper une brebis,
>c’est la panique totale. Elles se blessent donc en essayant de fuir leur
>bourreau. Une fois attrapées, elles sont attachées très (trop) serré
>avec des licols qui leur marque à vie la peau. Pour les tondre elles
>sont maintenues dans des positions bien inconfortables, idem lorsqu’il
>faut leur parer les sabots. Les coups de pieds volent sans arrêt dans
>leur jarret si elles refusent d’avancer, sans parler des coups de bâtons.
>Un agneau était tombé malade durant ma formation. Bien sûr il était
>inutile d’espérer qu’il puisse être euthanasié (bien trop cher et « sans
>intérêt »). J’allais donc le voir tous les jours pour le faire boire car
>il était dans un état comateux et dans l’incapacité totale de se lever.
>Mais il y avait de l’espoir. Cependant un matin, il a été retrouvé mort
>dans une mare de sang : un élève l’avait tabassé avec une pelle pendant
>la nuit ! Le « professeur » n’en avait même pas fait allusion, comme si
>c’était tout à fait normal et sans aucune importance. En résumé, les
>Travaux Pratiques de ce cours consistaient à faire des vaccins aux
>animaux, à synchroniser les chaleurs des brebis en leur introduisant des
>éponges (pleines d’hormones) dans le vagin, à appuyer (bien trop fort)
>sur le dos des agneaux pour juger si oui ou non ils étaient bien
>conformés (et prêt à être mangé), à reconnaître sur l’animal vivant les
>différentes parties du corps que l’on mange, à couper les queues des
>agneaux, à leur percer les oreilles pour leur mettre des boucles, à
>tondre les brebis, à parer leur sabots, à faire des prises de sang sur
>les agneaux pour savoir lesquels seront gardés et lesquels seront tués.
>Un programme passionnant pour une fille comme moi...
>
>
>Les vaches
>La 2ème année, nous devions nous occuper des vaches de l'exploitation.
>On ne croirait jamais, en voyant les belles vaches paître dans les prés,
>qu'elles ont subi des atrocités sans noms. Je suis tout simplement
>tombée des nues ! Je pensais avoir vu suffisamment d'horreurs avec les
>agneaux, mais je n'avais vu qu'une infime partie de toute l'horreur qui
>existe dans ce milieu sordide.
>Il s'agissait d'une exploitation de Vaches Laitières... Ce qui est,
>selon mon expérience, bien pire qu'une exploitation de Vaches à Viande.
>Tout d'abord, les vaches sont inséminées (donc par conséquent violées)
>tous les ans. L'agriculteur choisi son taureau dans un catalogue comme
>s'il s'agissait d'un objet. Il prend en compte tous les « index » et
>tous les résultats de reproduction du fameux taureau en question. Il
>choisi le « meilleur ». Pour l'insémination, les vaches sont maintenues
>dans les « cornadis », cette chose métallique qui leur coince le cou de
>manière à ce qu'elles ne puissent plus reculer. L'inséminateur enfonce
>alors sa main dans le rectum de la pauvre vache qui se tort dans tous
>les sens sans pouvoir se dégager (imaginez la sensation...) afin de
>pouvoir trouver les trompes de la vache. Ensuite il enfonce la sonde
>dans le vagin de la vache et il verse la semence du taureau. 9 mois plus
>tard nait un petit veau. Le malheureux ne sait pas ce qui l'attend. On
>le laisse 12h avec sa mère, le temps qu'il boive le fameux « colostrum »
>(le liquide qui vient avant le lait, et qui permet aux nouveaux nés
>d'avoir tous les anticorps nécessaires pour se défendre contre les
>agressions extérieures) puis ensuite il est séparé, et emmené dans une «
>niche à veau ». Les pleurs de la mère appelant son petit disparu sont
>très prenants. Les veaux sont bouclés comme les agneaux. Si le veau est
>un mâle, et que la mère est une très bonne vache, il se peut qu'il ait
>la « chance » de devenir Taureau reproducteur pendant quelques années.
>Sinon, et c'est ce qui arrive dans la majorité des cas, il est enfermé
>dans la « niche à veau » pendant 2 mois, afin d'être complètement anémié
>(impossible pour lui de bouger, il peut seulement se lever et se
>coucher) puis un jour un camion viendra le chercher, et on le forcera à
>avancer ! Alors qu'il n'a aucun muscle et qu'il n'a jamais marcher
>(imaginez la douleur), et tout ça pour le bon plaisir des hommes : pour
>que la viande soit blanche.
>Si le veau est une femelle, elle sera gardée comme femelle reproductrice
>qui servira à renouveler le troupeau. Dans ce cas son calvaire commence.
>Dès son plus jeune âge, on va l'écorner (Sujet d'un TP) en lui appuyant
>sur la tête à l'endroit présumé où les cornes pousseront, un tube
>métallique chauffé à 400°C. Cet appareil de torture leur brûle
>littéralement la peau (et le peu de cartilage qui allait un jour devenir
>une corne). Il faut voir ces pauvres petits bébés meugler de douleur,
>voir leurs yeux sortir de leurs orbites tellement la douleur est
>importante, et les voir se tordre de douleur dans la cage munie de
>cornadis dans laquelle on les a enfermé. Sans parler des commentaires
>débiles des abrutis finis de ma classe « mais non t'as pas mal » ou
>encore « plus tu gueules plus c'est long! » et pour finir « ahaha t'as
>vu ses yeux » et de l'odeur nauséabonde qui s'échappe. Bien sûr le
>professeur laisse les élèves faire le travail histoire que la bête
>souffre bien. J'étais la seule, sur une classe de 31 élèves, à avoir
>refuser de faire souffrir inutilement un animal. Tout le monde est «
>passé » en disant non au départ puis finalement en acceptant (pas
>étonnant qu'Hitler est réussi son coup avec le nombre de sans cervelles
>qui peuplent l'humanité).
>Les veaux se font ensuite pincer, tordre, frapper la queue pour qu'ils
>avancent. Comme un gouvernail. Les pauvres ne sont pas assez traumatisés
>de leur « expérience dans la boîte » il faut en plus qu'on les frappe
>pour les refaire entrer dans les enclos. Le premier de la série ne sait
>pas ce qui va lui arriver mais tous ceux qui passent après lui, l'ont
>entendu hurler et sont complètement stressés avant même d'être enfermés
>dans la cage. Ce passage m'a particulièrement choqué.
>Une fois écornés, on leur met un petit coup de B***e violette sur la
>tête et hop retour à l'enclos.
>Les veaux sont nourris avec du lait en poudre, normal pour une
>exploitation qui vend des milliers de litres de vrai lait, provenant en
>plus de leur maman, à eux.
>Lorsque les petites génisses (veaux femelles n'ayant pas encore vêlé) on
>atteint l'âge de 1 an, elles sont inséminées (comme expliqué plus haut)
>et mettrons bas de leur premier veau à l'âge de 2 ans. A peine le veau
>est né qu'elles sont résinséminées afin de remettre bas l'année d'après
>et ainsi de suite pendant environ 6-7 ans. Passé cet âge, elles sont
>envoyés à l'abattoir, si encore elles n'ont pas eu de problèmes de santé
>avant.
>Les vaches laitières font donc veaux sur veaux, comme si leur corps
>pouvaient le supporter, tout ça pour que les hommes leur volent leur
>lait et le boivent (seul être vivant à ne pas être sevrés ?).
>Il fallait pendant l'année que je fasse un stage d'une semaine à la
>ferme pour assister à la traite du matin... mon dieu, au secours...
>Toutes les vaches sont piquées aux hormones avec la même seringue posée
>sur un plateau jamais nettoyé et rempli de crottes de mouches. La
>seringue n'a jamais été changé pendant toute la semaine où j'ai fait la
>traite. Le fermier les pique directement dans le trayon (le trou du pis)
>pour que le lait vienne plus vite. On leur pompe tout leur lait avec les
>trayeuses automatiques de maintenant, les vaches sont rangés à la queue
>leu leu, 4 par 4. J'imagine à quel point cela doit être agréable pour elle.
>Chaque trayeuse possède un mécanisme qui identifie les vaches et qui
>détecte la quantité et la qualité du lait de ces dernières. Les vaches
>sont ensuite classées dans un tableau, les meilleures restent, les moins
>bonnes sont virées ! (on dira pas où !)
>Comme si elles étaient responsable du taux de cellule dans leur lait, ou
>du fait qu'elles aient attrapé une mammite !
>Sans parler de leur blessures aux pieds qui les font boiter comme
>jamais. Car la plupart des vaches laitières ne voient jamais la lumière
>du jour, ni la bonne herbe verte. Elles sont parquées dans un bâtiment
>sombre, sur du béton qui leur bousille les sabots et les articulations,
>de la me*** jusqu'aux genoux, entassées dans des « couchettes » bien
>trop petites pour elles (Les stabulations libres à aire paillée se font
>rare...) Et leurs journées se résument à stabulation, salle de traite,
>stabulation, salle de traite...
>Avec leurs gros problèmes de sabots, certaines n'arrivent même plus à
>marcher et se trainent, certaines sont même déformées (bassin plus haut
>que les épaules, pattes retournées, mamelle tellement imposante à cause
>de la sélection qu'elle les empêche de bouger les postérieurs...)
>La sélection permet donc aux hommes de faire d'énormes rentrées d'argent
>sans se soucier de ce que peuvent bien ressentir les animaux. Des
>mamelles plus imposantes avec plus de lait ! Des vaches piquées aux
>hormones pour qu'il en sorte plus de lait ! Des vies plus courtes mais
>plus productives, et des crétins encore plus crétins pour inventer
>encore d'autres trucs plus crétins encore.
>J'ai vu pendant une des visites, une exploitation de 100 VL tenue par un
>seul homme. Pas de salle de traite, une seule grande stabulation en
>béton, avec... un robot de traite. Les vaches rentraient dans le robot,
>un système totalement électronique trouve les trayons des vaches à
>l'aide d'un laser, trait les vaches et calcule la quantité de lait
>produite par vache.
>Une machine, parmi les machines.... car l'homme prend bien les vaches
>pour des usines à lait.
>Et vous regarderez dans les prés, les rares vaches qui broutent, si
>elles ont des cornes...[\color]
>
>Les cochons
>Le pire arrive !
>Après les vaches et les moutons, je pensais être blindée... Mais non,
>l'horreur continue !
>Je devais réaliser un stage de 15 jours dans une porcherie...
>Pas la peine de rêver, les porcs ne vivent pas à l'extérieur !
>L'exploitation comptait 650 truies reproductrices et 5 verrats (enfermés
>dans des enclos de 5m2)
>Les 650 truies faisaient entre 5 à 19 porcelets par portée et cela tous
>les 6 mois. 3 mois en salle d'insémination, bloquées entre 2 barres en
>fer, ne pouvant ni reculer, ni avancer, ni se tourner, seulement
>s'assoir, se coucher et se lever. La mangeoire devant, la fosse à purin
>derrière. Le sol ? Des grilles ! Si les excréments ne passent pas au
>travers, tant pis, la truie se couche dessus. Il faut attendre que les
>truies viennent en chaleur puis elles sont inséminées trois fois,
>pendant 3 jours de suite, puis attendent 1 mois avant de se faire
>échographier. Si elles sont pleines, elles vont en salle de gestation,
>sinon elles se refont inséminées. Seulement 2 chances pour elles de
>tomber enceinte, ensuite c'est direction l'abattoir car on a pas de
>temps à perdre avec des truies improductives. Pour les faire venir en
>chaleur, les porchers font passer un verrat devant elles, dans des
>couloirs si étroits que les verrats ont du mal à se retourner. Bien sûr
>ils se prennent des coups de barres en fer lorsqu’ils refusent d'avancer
>ou de reculer dans ce couloir.
>Pour l'insémination, c'est bien simple, le porcher fait monter le verrat
>sur un bout de plastique, puis le masturbe (si si !) et récolte la
>semence dans un thermo qui maintient le liquide au chaud. Ensuite la
>semence est diluée puis séparée en 30 doses (donc 10 truies). Le sperme
>est mis ensuite dans des sondes spéciales qui seront par la suite
>enfoncées dans le vagin des truies. Les sondes restent dans leur vagin
>jusqu'à faire fondre l'embout de cire qui fermait les sondes. Le sperme
>est alors libéré de la sonde et peut s'écouler dans leur vagin. Cela
>peut durer une demi-heure, une demi-heure avec un tube plastique dans le
>vagin... certaines se couchent et le cassent, d'autres se l'enfoncent
>très profondément, d'autres la font tomber dans la fosse à purin (et
>donc une sonde de foutue, une « chance » en moins pour elles de tomber
>enceinte...)
>Une fois pleine, si cela arrive, elles sont envoyé en salle de gestation
>(par un système de couloirs) pour 3 mois 3 semaines et 3 jours ! Elles
>sont parquées à 6 ou 8 dans des boxes où elles ont la place de se
>tourner, de faire quelques pas, mais les boxes sont quand même trop
>étroits car elles se battent et se font des blessures très profondes. Le
>sol est une grille qui leur fait aussi des blessures aux pattes. J'ai
>assisté à une matinée « prise de sang »... Le porcher leur prend le
>groin à l'aide d'une corde (système soi-disant fait pour immobiliser
>l'animal). Plus les truies tirent, plus la corde se serrent autour de
>leur groin, elles se mettent à hurler (bouchez vous les oreilles), le
>vétérinaire se place alors sous elle, et fait la prise de sang sous le
>cou, dans la grosse veine (combien de loupés ????)
>Une fois leur gestation à terme, elles sont envoyés (toujours par le
>même système de couloirs) dans les salles de mises bas ou maternité.
>Elles sont une par une dans des sortes de cages en fer, même genre de
>système qu'en salle d'insémination, sauf que là, il y a un petit espace
>pour les porcelets.
>Là il faut déclencher les mises bas, à l'aide de piqures d'hormones. Les
>truies hurlent dès qu'elles voient les seringues, il faut donc faire
>très vite sinon il est impossible de rester dans la salle tellement le
>bruit des hurlements est insoutenable.
>Ensuite elles sont piquées régulièrement avec différents produits, anti
>ceci, anti cela.
>Lorsque les petits naissent... (passage le plus choquant), ils sont
>triés, les petits avec les petits, les moyens avec les moyens, les gros
>avec les gros. Au final les truies allaitent des petits qui ne sont pas
>les leurs, sauf celles qui s'y refusent et qui tuent et déchiquètent les
>porcelets étrangers (sympa comme vision, des bouts de bébés cochons)
>Inutile de dire que ces truies là ne sont pas gardées !
>Une fois une portée était née, j'étais en extase devant ces petites
>choses, le porcher m'avait demandé de veiller à ce que tous les
>porcelets arrivent à boire... Voilà deux heures que je tenais dans mes
>mains le plus petit de la portée, tellement petit qu'il n'atteignait pas
>les tétines, si petit, si mignon, plein de vitalité et la force de
>vivre, il s'était presque endormi dans mes mains lorsque le porcher a
>débarqué pour voir la portée. Je me suis enlevée de l'enclos, il s'est
>approché, il a dit « ça c'est trop petit », puis il a pris le petit
>porcelet par les pattes de derrière, et la frapper d'un coup contre le
>sol. Le bruit du « PAF » résonne encore dans mes oreilles. Lorsqu’il a
>vu mes larmes couler, il s'est tout de même excusé et m'a dit que la
>prochaine fois il me préviendrait avant, de manière à ce que je puisse
>avoir le temps de me retourner...
>Le corps sans vie du petit bébé est resté là, par terre devant l'enclos...
>Au fil des jours, les corps se sont multipliés devant les enclos car
>chaque matin, on avait pour mission de ramasser les porcelets qui
>avaient été écrasés par les truies pendant la nuit. Si les pauvres
>avaient le malheur de passer sous les truies pendant qu'elles mangeaient
>et de s'endormir sous leurs pattes... ils étaient étouffés par la truie
>lorsqu'elles se recouchait d'un coup d'un seul. Les cris des porcelets
>ne faisaient pas relever les truies, aussi bizarre que cela puisse
>paraître. Il est arrivé qu'on arrive à en « sauver » en arrivant à temps
>en entendant les hurlements, mais bien souvent, on retrouvait des
>porcelets bien bleus, avec les marques des grilles sur le corps.
>Vient ensuite la journée des fameux « soins aux porcelets » ! Quelle
>jolie façon d'appeler ce pur moment de souffrance...
>Un petit chariot, 4 côtés, 4 soins ! Un côté tatouage, un côté vaccin,
>un côté meulage des dents et un côté coupe des queues ! Au milieu un
>panier en plastique dans lequel on mettait les porcelets de 3 jours.
>Inutile de dire que je n'ai pratiqué que les vaccins...
>L'appareil servant à tatouer ? Deux plaques métalliques qui se
>superposent, une sans rien, une avec des pointes représentant des
>chiffres, une pédale, qui quand on l'actionne serre les deux plaques
>l'une contre l'autre. On place le porcelet la tête vers le bas, une
>oreille entre les deux plaques, on met de l'encre sur les piques, on
>appuie sur la pédale et là « craque » le bruit de la chair qui se
>craquèle, les piques qui restent coincés dans l'oreille des porcelets,
>il faut tirer pour que ça se décoince. Et c'est pas fini, on fait la
>2ème oreille.
>Pour les dents, un bruit de roulette chez le dentiste «
>dzzzzzzzzzzzzzzzzzz », il faut limer les canines des porcelets car la
>nature les a fait comme ça mais l'homme veut révolutionner ça ! « ils
>blessent les mamelles des truies et après elles ne se laissent plus
>têter » (!) comme si les truies étaient faites pour avoir 19 porcelets
>alors qu'elles ne sont dotées que de 14 mamelles, et comme si dans la
>nature cela importait que la truie laisse mourir les plus faibles...
>Je vous laisse imaginez... vous faire limer les dents... et encore quand
>elles ne sont pas coupées à la pince ! Auquel cas, elles sont cassées 1
>fois sur 2, ce qui provoque d'énormes infections...
>Pour ce qui est de la queue : il y a un petit embout métallique
>représentant une sorte de C chauffé à 400°C (le fer devient rouge). On
>place la queue du petit porcelet sur le fer chauffé, jusqu'à ce que la
>queue soit coupée... Des cris de douleurs, des petits corps qui se
>tordent et qui hurlent pour s'échapper de leur bourreau, imaginez vous
>faire couper un membre de cette manière, brûler à vif jusqu'à ce que les
>os fondent et se détachent. J'ai encore une fois refusé de faire ET de
>voir le massacre... « ça dure pas longtemps » était l'argument
>premier... seulement je peux vous dire que cela devait durer bien 6-7
>secondes, et que 6-7 secondes comme ça, c'est très très long. Je me suis
>brûlée par accident avec l'embout, la peau de mon bras est restée même
>pas la moitié d'une demi seconde sur le fer bouillant, une douleur pire
>que de l'huile bouillante, j'ai eu la marque en forme de C pendant 1 an
>sur la peau (cloque énorme, peau qui s'en va, peau rose, peau marron).
>Je ne veux même pas imaginer la douleur de ces bébés. Sans parler du
>fait qu'une fois leur queue coupée, ils ne prennent même pas soin de les
>poser délicatement sur leurs 4 pattes mais les balance, ce qui signifie
>qu'ils se retrouvent sur les fesses, à l'endroit où ils viennent de se
>faire bruler vifs... Si on nous coupait un doigt de cette manière je ne
>pense pas que l'on apprécierait que quelqu'un nous appui le moignon qui
>nous reste très fort sur la table... Les queues des porcelets sont donc
>coupées, pourquoi me direz vous ? Parce qu'ils sont parqués dans des
>cages bien trop petites par rapport au nombre qu'ils sont, qu'ils en
>deviennent fous et se bouffent entre eux. Sans parler des carences
>qu'ils accumulent et qui les rend cannibales. Donc pour régler ce «
>petit problème » l'homme a trouvé la solution simple, rapide, efficace
>et pas coûteuse de leur couper des membres à vifs !
>Les porcelets blessés (toujours les pattes à cause des grilles), sont
>marqués à l'aide d'un appareil qui leur trou littéralement l'oreille.
>Ils ont donc des trous en forme de triangle ou de carré dans les
>oreilles. Sympa !
>Ensuite arrive le 5ème jour des porcelets... Sûrement le pire si le
>porcelet est un mâle... Je n'ai fait que « trier » les petits, étant
>bien incapable de faire ce qui va suivre. Nous étions munis d'un casque
>à mettre sur les oreilles, ceux que les ouvriers utilisent lorsqu'ils se
>servent d'un marteau-piqueur... car les cris d'un porcelet qui se fait
>littéralement castrer sans anesthésie pourrait facilement faire péter un
>verre en cristal. Ils prennent le porcelet par les pattes de derrière,
>le bloque entre leurs jambes, prennent une lame de rasoir, font une
>incision dans les testicules du porcelet, appuient bien fort pour les
>faire sortir, arrachent le tout, mettent un peu de poudre sur les deux
>plaies et reposent le porcelet comme si de rien n'était... Chose très
>facile à faire, quand on s'est persuadé que « les animaux ne souffrent
>pas »... Sauf qu'ils souffrent sinon ils ne hurleraient pas de la sorte.
>
>Il y a des porcelets mâles qui échappent à ce genre de pratique car ils
>ont des hernies (cas où les testicules sont dans la même poche que les
>intestins). On ne peut pas inciser sinon les intestins sortiraient
>avec... Il faut être un professionnel pour le voir. Sauf qu'il y avait
>avec moi une personne en stage qui avait accepté tel un mouton de faire
>les castrations, et qui par mégarde avait ouvert un porcelet qui avait
>une hernie. On ne s'en était pas rendu compte tout de suite, seulement
>après quelques heures... Et là vision d'horreur... Un petit porcelet,
>bien vivant, assis sur ses intestins tout sanguinolent... Ni une, ni
>deux, le porcher la pris et la taper par terre. PAS LE TEMPS DE ME
>RETOURNER. J'ai vu cette petite chose par terre avec le crâne explosé...
>mais pas mort... réaction « Il n'est pas mort !!!!! ». Réaction du
>porcher : un énorme coup de pied sur le crâne « Maintenant il l'est ! ».
>J'ai cru que je m'évanouissais.
>
>Les porcelets sont séparés de leur mère à 28 jours en moyenne (certains
>seulement 21) puis sont envoyés dans des camions chez des engraisseurs.
>Les truies retournent inlassablement en salle d'insémination à peine les
>porcelets partis. Et le cycle recommence !
>Les causes de réformes des truies (réforme = abattoir) sont les
>suivantes : pas assez productives (moins de 8 porcelets), pas assez
>maternelle (mange, écrase ses petits), problèmes de pieds (pas étonnant
>vu qu'elles sont sur des grilles), trop vieille (= 4 ans ) (merci pour
>les loyaux services), « méchante » (certaines mordent, foncent dans les
>gens, défoncent les cages), pas assez fertiles.
>
>Une chose qui m'a profondément marqué aussi : les animaux n'ont pas
>d'eau à leur disposition. Un système distribue automatiquement la
>nourriture sous forme de soupe à heure précise. Un coup la soupe, un
>coup l'eau, sauf que les mangeoires ne sont pas nettoyées, ce qui fait
>que lorsque l'eau arrive, elle est mélangée au reste de soupe, donc ce
>n'est pas de l'eau pure, celle qui désaltère quand on a soif. De plus,
>si les truies ont soif à 13h, elles doivent attendre par exemple jusqu'à
>17h avant que la ration ne soit distribuée. Il n'y a rien de pire que de
>ne pas pouvoir boire lorsqu'on a soif.
>
>Pendant 15 jours j'ai donc assisté à ces mutilations et à ces
>aberrations, J'ai passé mon temps à faire des piqures pour soulager les
>animaux qui avaient des problèmes de pieds (dieu seul sait qu'il y en
>avait) à surveiller les nouveaux nés, à parler aux truies, en les
>regardant dans les yeux et en pleurant, parce qu'il n'y a rien de plus
>expressif qu'un regard de cochon...
>
>
>Les volailles
>Il n'y avait pas de volailles au lycée, mais nous faisions chaque
>semaine une visite dans une exploitation voisine, avec différents
>animaux à chaque fois.
>J'ai donc visité un élevage intensif de poules pondeuses en batteries,
>un élevage « plein air » de Chapon Label Rouge (!!), un élevage intensif
>de canards et j'en passe.
>Les poules pondeuses, à 9 dans une cage grande comme 2 feuilles A4,
>aussi haute que les poules, le sol en pente (vive le confort) pour que
>les œufs glissent et tombent sur le tapis roulant prévu à cet effet. Des
>animaux déplumés à force de se piquer, des animaux dans un état
>lamentable, des cages sur 3 étages et sur 200m de long, dans le noir,
>avec la lumière artificielle qui s'allume la nuit, pour faire pondre les
>poules... Des cages si petites face à toute la place qu'il y avait dans
>le bâtiment... Une pure honte, de la maltraitance animale pure et dure,
>un cauchemar réel.
>De plus, à leur naissance les animaux sont sexés : les femelles iront
>dans les exploitations pour pondre, les mâles eux seront envoyés dans un
>broyeur par le biais d'un tapis roulant, bien vivant ou seront gazés car
>« ne servent à rien ».
>Les becs des volailles sont coupés pour éviter les « piquages » dans
>leur si grande cage, à la pince puisque c'est la mode des pinces, sans
>anesthésie (bien évidemment). Les griffes aussi sont coupées : on fait
>passer les animaux sur un tapis roulant munis de trous, sous le tapis
>roulant se trouve une sorte de scie qui coupe tout ce qui passe, les
>griffes passent donc à travers les trous et sont coupés, si c'est une
>patte qui passe, c'est pareil !
>L'odeur qui règne dans les bâtiment d'élevage est plus qu'infecte (comme
>pour les porcs). Les animaux vivent au dessus de leurs excréments...
>Comment est-ce possible !?
>Les vieilles poules pondeuses sont envoyées à l'abattoir et sont
>transformées en petfood ou servent à faire les paélas.
>Pour ce qui est de l'élevage des Chapons Label Rouge ! Tout d'abord
>savez vous ce qu'est un chapon ? C'est un coq sans testicules ! On les
>lui a retiré de cette manière : on l'ouvre au scalpel vers les côtes, à
>l'aide d'une pince on attrape les testicules, on les arrache d'un coup
>sec et on relâche la pauvre bête... (encore une fois ceci est fait sans
>anesthésie) C'est une opération tellement douloureuse qu'un coq sur 2
>meure dans les 5 minutes qui suivent l'opération. L'agriculteur nous
>avait d'ailleurs dit qu'une fois des journalistes étaient venus pour
>filmer la scène mais que bien entendu il avait refusé ! (« pas envi
>d'avoir des emmerdes avec les associations de Protection Animale »)
>Ensuite il faut savoir qu'ils sont effectivement en « plein air »
>pendant quelque mois mais que ensuite pour finir leur engraissement, ces
>animaux sont enfermés dans des minuscules cages en bois, et sont gavés
>de maïs jusqu'à être suffisamment gras pour être tués.
>L'abattoir des volailles est affreux : les animaux sont suspendus par
>les pattes, qui de temps à autres lâchent car les animaux sont
>engraissés trop rapidement et leurs os n'ont pas le temps de se
>solidifier, ce qui veut donc dire que l'on retrouve une poule sans
>pattes giser sur le sol, en vie, et ses pattes toujours accrochées au
>mécanisme... Elles circulent via ce système la tête en bas jusqu'à
>arriver dans une espèce de boîte noire. A l'intérieur se trouve une
>sorte de scie mécanique qui tourne et qui leur coupe la tête à leur
>passage. Lorsqu'elles sortent de la boîte, elles n'ont donc plus de tête.
>Les canards sont eux aussi sur des grilles dans des cages trop petites,
>au dessus de la fosse à lisier qui dégage une odeur à faire vomir.
>J'ai aussi visité un élevage intensif de poulets de chair... Au début,
>c'est super ! Les poulets ont beaucoup de place ! Le grand bâtiment
>d'une centaine de mètres, accueille des milliers de petits poussins sur
>de la paille bien fraîche (ou copeaux), ils peuvent courir sans
>problème, atteindre les abreuvoirs et les mangeoires. Sauf, que le
>bâtiment ne grandi pas en même temps que les poussins. Et en un rien de
>temps, les poulets bien engraissés se retrouvent les uns sur les autres,
>dans une chaleur extrême, se piétinent, ne peuvent plus atteindre l'eau
>sans marcher sur les autres, la paille qui leur servait de litière est
>souillée, beaucoup meurent étouffés, d'autres de faim ou de soif car
>incapables d'aller se nourrir (coincés par les autres, blessés aux pattes).
>
Les lapins
>Nous n'avons jamais visité d'élevage de lapins, nous avons seulement vu
>des vidéos.
>Dans ces fabuleux élevages, les lapines servent d'usine à lapereaux.
>Elles sont enfermées dans des cages minuscules sur des grilles (comme
>toujours) au dessus de la fosse à lisier.
>Il y a très peu de mâles. Les agriculteurs font monter ces derniers sur
>des sortes de mannequins, et récoltent la semence par le biais d'un
>petit tube. Ensuite, les lapines sont inséminées... Maintenues sur le
>dos, sans pouvoir bouger, elle subissent la barbarie humaine, une fois
>de plus. Le tube que les exploitants leur introduisent dans le vagin
>paraît énorme.
>Une fois inséminées, elles attendent, patiemment, de mettre bas. Leurs
>petits seront gardés 28-30 jours avec elles, puis ensuite seront envoyés
>à l'engraissement. Tous les 30 jours, les lapines sont inséminées,
>ainsi, à peine les petits sont nés, elles sont à nouveau enceintes.
>Les causes de réforme des lapines sont les suivantes : problèmes de
>pattes (!), pas assez maternelles (mangent leurs petits), pas assez
>prolifiques (comme si elles choisissaient le nombre de lapereaux),
>vieilles (= 2 ans...)
>Les lapins sont tués par la main de l'homme, en un coup derrière la
>tête, quand ce n'est pas contre le mur.
>Les lapereaux estimés trop petits subissent le même sort que les petits
>porcelets.
>
>La foire aux bestiaux
>Un endroit qu'il faudrait absolument faire contrôler par la DDSV, la
>foire aux bestiaux de Bourg En Bresse, « La Chambière » (une visite
>organisée par notre école). Une vision cauchemardesque !
>Des animaux, s**es, épuisés, blessés, handicapés, maigres, entassés les
>uns sur les autres dans des enclos fait pour même pas un animal, sans
>eau, battus à chaque instant par le premier imbécile venu muni d'une canne.
>Des vaches tellement maigres et déshydratées que leur yeux ressortent de
>leurs orbites, des boeufs entassés les uns sur les autres, 2 couchés, 3 à
>cheval dessus essayant tant bien que mal de tenir en équilibre, la
>langue pendante, soufflant, souffrant.
>Des veaux éborgnés, des cornes cassées, des yeux crevés, des blessures à
>tous les membres, et une chaleur à crever.
>J'ai pleuré tout le temps de la « visite », incapable de regarder ces
>animaux dans les yeux, tellement je me sentais impuissante devant tant
>de mépris pour des êtres vivants.
>J'ai vu une vache tendre le cou autant qu'elle le pouvait, en sortant sa
>petite langue pour atteindre un abreuvoir vide et hors de portée, les
>yeux plein d'espoir, j'ai vu des enfants d'agriculteurs de même pas 10
>ans battre avec des cannes en bois des veaux qui refusaient d'avancer
>car exténués, j'ai vu des agneaux parqués comme des sac à patate,
>assoiffés, j'ai vu des chevaux, plus maigres que jamais, déformés, avec
>le bassin plus haut que l'encolure, la crinière dans un état lamentable,
>qui attendaient patiemment qu'un boucher veuille bien les acheter, j'ai
>vu des taureaux accrochés par les cornes aux barreaux d'un enclos,
>tellement bas qu'ils étaient obligés de se mettre à genou sur le béton,
>la tête coincée aux barreaux, j'ai vu la misère animale, une scène sans
>nom d'animaux mutilés, souffrants, angoissés et stressés, crevant de
>chaud sous le poids des autres, battus à tout bout de champs sans aucune
>raison, seulement par plaisir.
>Je me suis approchée d'un enclos dans lequel il y avait des veaux de
>même pas 3 mois, j'ai demandé au premier arriéré venu s'il était
>possible de leur amener à boire, il m'a ri au nez en hurlant à tous ces
>collègues « hey ya la gosse qui veut donner à boire aux veaux ahahaha ».
>Cela a fait rire tout le monde, j'avoue que je n'ai pas compris.
>Une guide nous a expliqué le fonctionnement de la foire, et en passant
>devant une vache laitière très très très maigre, elle nous a dit « tiens
>voilà un cadavre ambulant qui finira en steak haché »... Comment peut on
>sortir une connerie de la sorte ? Tous les débiles de ma classe ont
>explosé de rire en répétant « cadavre ambulant » à la pauvre vache qui
>se trainait, boitant et soufflant.
>Quand on voit quelque chose comme ça, on se demande vraiment pourquoi on
>fait partie de la même espèce que tous ces salauds, ces tarés qui se
>tortillent de joie devant la souffrance animale, qui battent à tour de
>bras des animaux qui ne comprennent même plus pourquoi on les frappe,
>ces hommes qui se disent supérieurs aux animaux.
>
>L'abattoir
>Une autre visite organisée... Quel endroit charmant... Des bout
>d'animaux suspendus en l'air, à la chaîne, un nombre incalculable,
>principalement des porcs et des vaches (ou du moins ce qu'il en reste)
>Nous avons remonté la chaine d'abattage, des bouts de viande jusqu'à
>l'animal vivant. Je me suis effondréE à la vue des vaches encore entière
>avec leur pelage, suspendues en l'air, la gorge tranchée, la langue
>pendante, se vidant de leur sang... Et cette odeur de mort... J'ai
>totalement refusé de voir les animaux se faire tuer, je suis donc restée
>là, devant les vaches mortes suspendues en l'air.
>Bien sûr les autres ont continué de remonter la chaîne pour voir les
>bêtes se faire lâchement As****inés. Il était hors de question que je
>vois un tel massacre, j'en avais assez vu.
>Bien sûr ils n'ont pas pu s'empêcher de me raconter comment ça se passe.
>Les vaches sont entassées dans un enclos, puis l'enclos se rétrécit, et
>les vaches sont poussées dans un couloir, elles ne peuvent être qu'une
>par une, à la queue leu leu. Ensuite une barrière, elles entrent une par
>une dans la "salle". Un appareil les bloque et les maintient immobile,
>ensuite un homme passe au dessus de la vache (il y a tout un système,
>comme un pont au dessus de l'appareil qui maintient la vache) et lui
>enfonce une grosse pointe dans le crâne (ce qui est censé tuer l'animal
>instantanément) c'est comme un revolver, sauf que ce n'est pas une balle
>qui sort, c'est une grosse pointe qui sort et qui rentre, quand ils
>appuient sur la gâchette ça sort d'un coup avec une force inouïe et ça
>revient dans le chargeur. Ensuite un autre homme qui est en bas, égorge
>la vache et lui met une chaine autour d'un des sabots des pattes
>arrières pour la soulever comme un vulgaire sac à patate. La bête se
>vide de son sang la tête en bas, bien sûr elle bouge encore mais « c'est
>les nerfs » comme ils disent...(...) j'en doute... puis ensuite elle
>commence la chaîne (là où moi je me suis arrêtée)
>Ça va très très vite la chaine, à chaque étape une partie du corps est
>enlevée : la peau « flaf » d'un coup tout est arraché (ils ont des
>énormes couteaux qui coupent comme des lames de rasoirs) ensuite les
>yeux, la langue, les oreilles, mais ils les gardent parce que dessus il
>y a les boucles qui permettent une traçabilité des animaux. Ensuite
>c'est de la boucherie, ils coupent chaque partie de la vache en tout
>petits bouts, si bien qu'à la fin, on ne sait même plus de quel animal
>il s'agissait.
>Il règne une atmosphère qui rend très mal à l'aise, c'est un endroit
>sordide, qui pue le stresse, le sang, la transpiration des bêtes, et on
>ne sait pas trop quoi d'autres.
>Une chose est sûre : plus jamais de ma vie je ne mettrais mes pieds dans
>un tel lieu, un lieu où on massacre des êtres vivants.
>
>Le stage en Centre d'insémination Equine
>Il fallait que je réalise pendant l'été, un stage de 8 semaines dans un
>centre de mon choix, afin de répondre à une problématique et de réaliser
>un rapport de stage.
>Ne voulant pas revoir les horreurs que j'avais vu chez les moutons,
>vaches, porcs, volailles, et lapins, j'ai décidé d'aller dans un centre
>d'insémination équine. Mais j'étais encore loin d'imaginer ce que
>subissent les pauvres juments !!
>Premièrement le chef du centre (mon maître de stage) passait son temps à
>critiquer les bêtes et à dire que celle ci était « conne », ou que celle
>là était « bête qu'elle en peut plus ».
>Je pensais connaître le monde du cheval, pour avoir pratiqué
>l'équitation pendant presque 10 ans. Bien sûr, vu mon point de vue,
>beaucoup de choses me déplaisent dans ce milieu (coups de cravaches pour
>faire obéir les pauvres chevaux qui n'ont jamais demandé à avoir des
>hommes sur leur dos, dressage avec les éperons... etc. ) Mais je n'avais
>jamais vu de choses comme ça...
>Tout d'abord, les juments qui gesticulent pendant qu'on leur trifouille
>leur parties génitales sont immédiatement équipées d'un « torsnez », un
>appareil de torture qui « soi-disant » les « endorment » : un gourdin en
>bois, muni d'une corde à son extrémité. On passe le bout du nez des
>chevaux dans la corde et avec le manche on tourne jusqu'à ce que le nez
>est fait un tour sur lui même. Le chef du centre serrait tellement fort
>que les juments hurlaient de douleur (je n'avais jamais entendu un
>cheval crier, c'est horrible). La plupart des juments qui venaient se
>faire inséminées avait déjà un poulain (on recommence avec les usines à
>bébés) et les pauvres étaient totalement perdus lorsqu'on amenait leur
>mère se faire échographier : ils ne savaient pas où passer (la stalle
>dans laquelle était maintenue les juments possédait un petit couloir qui
>permettait au poulain de rester à côté de sa mère). J'ai vu un poulain
>voler en l'air suite à l'énorme coup de pied dans la tête qu'il a reçu
>de la part du chef de centre, car « cet imbécile ne passe pas où il faut
>! ».
>J'ai vu cette même personne tabasser une jument avec le manche du «
>torsnez ». D'énormes coups sur le chanfrein qui faisaient saigner les
>juments du nez. Une fois, je suis revenue chez moi avec un t-shirt
>ensanglanté, ma mère s'est demandée si on ne m'avait pas frappé. J'avais
>simplement essayé de rassurer une jument en lui parlant, elle avait
>soufflé par le nez et tout le sang m'était attéri dessus.
>Un passage très choquant lors de mon stage : un jeune poulain de 3 ans
>devait partir du centre pour aller se faire débourrer (dresser) et
>devait donc pour cela monter dans un camion. Il n'en avait jamais vu,
>puisqu'il était enfermé dans un box dégueulasse avec du crottin
>jusqu'aux genoux depuis sa naissance (ou presque). Une scène affreuse :
>de gigantesques coups de chambrières sur la tête, sur le corps, sur la
>croupe pour le forcer à monter dans le camion. Le poulain, attaché avec
>une longe à l'intérieur du camion, se débattait, se cabrait (toujours en
>étant à l'extérieur). Un moment il s'était même renversé par terre en
>glissant sur la rampe, il ne s'était pas relevé tout de suite et avait
>reçu peut être 50 coups de fouets sur la têtes Du sang coulait sur ses
>yeux, les marques de brûlures sur sa croupe se voyaient très nettement.
>Si bien qu'un moment le poulain avait réussi à ouvrir la boucle du licol
>et s'était échappé dans le centre.
>Quand on l'a eu enfin rattrapé, le chef du centre s'était déchainé
>dessus. La stagiaire qui était avec moi pleurait, comme moi, en hurlant
>que ce n'était pas la bonne méthode pour le faire monter. Une heure plus
>tard le poulain n'était toujours pas monté dans le camion, il
>dégoulinait de sang et de sueur, le regard alerte, plein de stress, mort
>de peur, angoissé de recevoir encore et encore des coups. Les gens qui
>étaient venus le chercher proposèrent de placer le camion à la sortie
>d'une stalle, de manière à ce que le poulain y entre de lui même, en
>passant par la stalle. En 5 minutes, le poulain fut dans le van.
>Une semaine plus tard, j'ai revu le monsieur qui était venu chercher le
>poulain. Il m'a dit qu'il avait fait voir le poulain par un vétérinaire
>et que ce dernier avait été obligé de lui faire des points de sutures
>car les plaies étaient trop importantes. Il m'avait aussi avoué que la
>méthode ne lui avait pas du tout plu mais que comme moi il n'avait rien
>osé dire...
>Le bourreau des chevaux, s'amusait aussi à attacher les queues des
>juments à leur licol car cela l'énervait lorsqu'elles essayaient tant
>bien que mal de se débarrasser des taons qui leur piquaient le ventre.
>Les pauvres se faisaient donc piquer et devenaient très nerveuses
>puisqu'elles ne pouvaient plus fouetter de la queue.
>Le pauvre chien de ce même homme recevait des clés à molette dans la
>tête chaque fois qu'il n'écoutait pas et il restait attaché à un bout de
>corde de moins d'un mètre toute la journée. Lorsqu'il criait sur le
>chien alors qu'il n'avait rien fait, et que ce dernier se faisait pipi
>dessus, il se mettait à hurler de rire en disant « on fait un petit pipi
>???? »...
>Une fois le chien était libre et avait coursé des poules, il l'avait
>enfermé dans un box et l'avait rué de coups de pieds. Les cris du chien
>suppliant d'arrêter n'avaient eu l'air de faire aucun effet.
>Huit semaines très très longues, à voir des animaux se faire encore
>martyrisés, sans pouvoir rien dire...
>
>
>La mentalité des agriculteurs
>Les élèves de ma classe venaient presque tous du milieu agricole et
>clamaient tous « aimer les animaux ».
>J'ai pourtant assisté à ces différentes scènes, qui de part leurs
>violences prouvent que ce n'était que mensonge...
>Le fermier de l'école se permettait d'empoisonner les pigeons qui
>venaient se poser sur l'étable. Avant de mourir, ils étaient donc très
>affaiblis et marchaient sur le sol, en dodelinant. Les élèves de ma
>classe s'étaient donc amuser à les ramasser par terre, puis à leur
>arracher les ailes, puis les pattes, avant de leur fracasser le crâne
>sur le sol et à sauter dessus.
>Il y avait aussi cet espèce de concours qui consistait à « exploser »
>les souris qui sortaient de la paille en leur sautant à pieds joints
>dessus : le premier qui en tue une a gagné !
>Sans parler des coups de pieds balancés aux chiens qui passaient, des
>discutions sur ce qu'il s'était passé chez eux la veille « on a fait un
>lancé de chatons sur les mur hier !!!! » et j'en passe...
>A la fin des 2 ans, ils faisaient exprès de tuer les animaux devant moi
>car ça les amusaient que je pleure
>« allez on va faire pleurer Lola ! »...
>
>Pour finir ce long témoignage, qui restera incomplet car je ne peux pas
>décrire 2 ans de cauchemars, je voulais dire que beaucoup d'humains sont
>complètement fêlés, qu'ils n'ont aucune notion du bien et du mal et
>qu'on peut leur faire faire n'importe quoi. De plus, l'effet de foule
>les rend incontrôlables, idiots et dévastateurs. Ils n'ont absolument
>aucun respect pour la vie, et je pense que lorsqu'on est capable de
>faire souffrir et de tuer des animaux de la sorte, on est capable d'en
>faire autant avec d'autres êtres humains. Ces gens ne devraient même pas
>exister, ils devraient être enfermés ou tués. Je suis tout à fait
>consciente de ma généralité, mais j'ai vu tellement d'endroits
>similaires sur ces points que je ne peux que généraliser. Le Fric fait
>faire n'importe quoi aux êtres humains.
>Mais qu'est ce qui nous donne le droit de « posséder » les animaux ? De
>les violer ? De les maltraiter ? De les persécuter ? De les enfermer ?
>De les mutiler ? De les tuer ? De les sélectionner ? De les exploiter ?
>Notre cerveau ???? Là est la grande question...
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