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 Sache, ô visiteur, que je soutiens à fond Michel GUÉRIN, lequel n'a commis d'autre crime que de soutenir
 

RESF, en essayant d'empêcher des expulsions vers des pays dans lequel la famille et/ou la personne risque sa vie en cas de retour. Devant l'indifférence et l'acharnement de certains organismes d'Etat, il faut continuer de combattre, avec nos énergies assemblées, continuer à informer toute personne victime de non- et/ou de dés-information de la part des organismes officiels d'État, lesquels ont d'ores et déjà du sang sur les mains en ayant renvoyé des personnes vers la torture et la mort, en toute connaissance de cause; il s'agit aussi de culpabiliser à fond ces mêmes organismes, ces personnes abusant de pouvoir.

Mais les présidentielles approchent, et nous choisiront pour qui nous allons voter.

un dernier mot : nous venons de changer de ministre de l'intérieur; c'est une vraie catastrophe, le successeur rejoint son prédécésseur dans la chasse aux sans-papiers, dans la répression à tout va, dans les mensonges- flagrants, qui plus est- etc...on n'est pas sortis de la panade, mais justement c'est une raison de plus pour continuer.

Christine

28/3 Retour du tribunal : « J’ai pu assister à l’audience, nous étions une petite dizaine. Optimisme mesuré :
- le procureur constatant que le ministre de l’intérieur, à l’origine des poursuites, n’était pas représenté, a proposé au tribunal d’en rester là
- l’avocat a plaidé (brillamment) la bonne foi délibéré vers le 18 mai (de mémoire). »

« je fais suivre en rajoutant le précisions de F., à savoir que l’audience n’avait duré que 1/4 d’heure et qu’il ne fallait pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. »


Michel Guérin est militant de la LDH et du RESF 70. Ce qui lui arrive pourrait nous arriver à tous, puisque son combat est le nôtre. Il est poursuivi, comme les camarades de Strasbourg le sont aujourd’hui même d’une autre manière, comme des camarades de Marseille et d’ailleurs le sont aussi.

Son procès doit se dérouler au TGI de Paris à partir de 14h le mercredi 28 mars (17° chambre correctionnelle). Selon le conseil de son avocat, il y assistera ou non.

A l’instigation de personnalités et organisations [1] Michel Guérin est intervenu auprès du préfet de Loire-Atlantique pour qu’il renonce à l’expulsion du journaliste Elvis Kouanga Kazeta, réfugié et accueilli en France depuis 2002 et menacé de mort dans son pays. Comme des milliers d’autres, cette expulsion a été exécutée, au mépris des valeurs de notre pays.

Le ministre de l¹Intérieur Mr Sarkozy lui-même a déposé plainte contre Michel Guérin sous le prétexte que la lettre avait été publiée sur Internet par un des destinataires en copie de son courriel. Il est donc accusé "de porter atteinte à l’honneur et à la considération de fonctionnaires publics, en l’espèce, les Préfets... ", non pas en tant qu¹auteur direct mais en tant que complice.

Les organisations qui soutenaient Mr Kazeta se sont, jusqu’à maintenant, abstenues d’assister Michel Guérin dans le procès indécent qui lui est intenté dans l’ambiance d¹atteintes aux libertés individuelles et de pressions sur la presse qui se développent et dont Mr Sarkosy est le chef d¹orchestre.

Que Michel Guérin en ait ou non les moyens, et il ne les a pas, il lui a bien fallu, en l’absence de conseils et assistance, organiser sa défense et trouver un avocat, chacun sachant que se présenter sans avocat devant un tribunal constitue un risque considérable.

Sur le conseil d’amis, il a fait appel à Maître Sylvain Degrâces qui a accepté d’assurer sa défense et dont les honoraires sont de 2033,20 Euros à ce jour.

Cette défense n¹est pas la seule défense de Michel Guérin, mais de celles et ceux qui, ces derniers mois en particulier, se sont battus et se battent contre les diverses atteintes aux libertés, et surtout de celles et ceux qui en sont victimes. Beaucoup des destinataires de cet appel sont probablement sensibles à cette situation et savent qu’il importe de se montrer fraternel et solidaire dans un moment d¹atteintes à ces valeurs pour éviter qu¹elles ne soient remises en question .

Il est donc fait appel à ceux qui, parmi les destinataires, pensent devoir et pouvoir contribuer à cette défense. Le procès aura lieu le 28 mars 2007 à 14 heures devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris.

Les plus petits chèques seront les bienvenus car c’est davantage le geste qui compte plutôt que son montant dans cette résistance au démantèlement des droits de chacun dont celui d’expression est l’un des plus fondamentaux. Or Nicolas Sarkozy montre depuis des années qu’il se place contre ce droit en influençant, censurant, muselant, bâillonnant, intimidant [2] : la seule puissance qui peut l’arrêter dans cette funeste entreprise est celle du nombre.

Les personnes qui veulent s’engager peuvent adresser leur chèque au nom de Madame Jeannine Hermann-Rodeville (Maître de Conférences à la Faculté de Droit de Nice - membre de la LDH) avec la mention "procès Guérin" dans la partie correspondance et en indiquant leur adresse courrielle, afin d’être tenues informées de l’évolution de la situation ( pour les personnes qui préféreraient faire un virement : le numéro de compte est le suivant : BPCA Vence - 34019055793)

Les sommes excédentaires seront remboursées au prorata ou affectées à une autre cause selon les choix des donateurs.

Avec mes remerciements anticipés au nom du Comité de Soutien à Michel Guérin

Jeannine Hermann

adresse postale

Jeannine Hermann
« Sans soucis »
9, rue du Pavillon
06140 - Vence

Adresse courrielle : hermann.jeaninne@wanadoo.fr

PS - Le détail de la plainte et des éléments du dossier seront adressés par courriel à toute personne sympathisante qui en fera la demande.

Il vous appartient de diffuser cet appel dans votre réseau de connaissances

-  Ne rien faire, c’est laisser faire

[1] Jean-Marc Ayrault, Noël Mamère. Robert Ménard, de Reporters sans Frontières, l¹Association de la Presse Panafricaine, la Ligue des Droits de l¹Homme et SOS Racisme.

[2] http://www.michelcollon.info/articl... : le ministre qui défend avec autant de lyrisme le droit de « sourire de tout » - et qui, même sur ce sujet, parvient à ethniciser la problématique en faisant du registre satirique « une vieille tradition française » - est l¹un des hommes politiques qui a poussé le plus loin la connivence entre la presse, la télévision, l¹appareil d¹État et les puissances d¹argent (cf. Marie Bénilde, « M. Sarkozy déjà couronné par les oligarques des médias ? »), celui qui s¹autorise à choisir quel journaliste doit « couvrir » l¹UMP sur Europe 1, celui qui a fait limoger le directeur d¹un hebdomadaire parce qu¹il avait eu le malheur de « sourire » de ses démêles conjugaux. C¹est le ministre qui a fait voter une loi punissant de milliers d¹euros d¹amende et de prison « l¹outrage à l¹hymne national et au drapeau ». Le droit de sourire de tout connaît manifestement des limites...L¹homme qui clame qu¹un « excès de caricature » vaut toujours mieux qu¹un « excès de censure » est aussi le ministre qui a harcelé judiciairement Hamé, du groupe de rap La Rumeur, coupable à ses yeux d¹avoir simplement énoncé un fait : ces dernières décennies, « des centaines de nos frères sont tombés sous les balles de la police sans que leurs assassins ne soient inquiétés ». C’est le même qui a fait les pressions les plus honteuses et indignes d’une République pour empêcher la parution d’au moins deux livres : "Les deux > Nicolas" et celui sur les frivolités de sa femme officielle. C’est le même qui a intenté un procès au journal helvétique "Le Matin" pour avoir fait son travail : informer ses lecteurs sur les frasques d’un homme politique pas plus soucieux de vertus familiales et conjugales que de l’observation des lois autant morales que constitutionnelles d’un pays qui n’est pas celui des ses> ancêtres et dont il ne parvient pas à assimiler les valeurs, malgré des études de droit qui ne semblent pas, en l’occurrence constituer un succès.

mercredi 28 mars 2007.

 

Et voilà; un pas de plus a été franchi dans l'ingnominie et l'abus de pouvoir: parce qu'un concert ne plaît pas, voici un contrôle d'identité sur place...je te laisse juge, visiteur, et comptant sur ton bon sens, j'espère que tu seras autant, sinon plus , écoeuré que moi.

Et c'est poiur "ça" que les contribuables payent des impôts !

Ah, elle est belle, La sous-France !

C'est mon pays, je l'aime...donc j'ai honte.

C'est pourquoi je reproduis ici ce témoignage.

 

A lire et a envoyer sur son réseau et même aux institutionnels pour les
informer et qu'ils réagissent aussi.
Je viens de recevoir ça :

Concert à Grenoble:

(...) je devais donc jouer vendredi dernier (16.03.07) au Brin de Zinc à
Chambéry avec le groupe Tikipoon dans le cadre d'un festival reggae.
Rien à signaler jusque là, mise à part une petite discussion de comptoir avec le
responsable de salle dans l'après-midi, juste avant nos balances, qui me
signalait la venue régulière (et notamment la veille) de la police nationale
aux soirées organisées par le Brin de Zinc. Une police décrite au passage
comme relativement agressive lors de ses visites... 22 h 30 : nous entamons
notre concert. 20 mn de set et toujours rien à signaler... Et soudain, alors
que nous commençons notre huitième morceau, les lumières s'allument brusquement,

et le responsable de salle monte sur scène, nous annonçant au micro :
"Nous sommes désolés mais la police va devoir procéder à un contrôle
généralisé."
Je vous dirais au passage que près de 180 personnes étaient présentes à
ce moment là !!! Et, en effet, nous voyons alors rentrer dans la salle
trois policiers en uniformes et armés (est-ce avec ce genre de provocations
que l'on va calmer le climat d'insécurité dont la France se fait l'écho ?),
et qui procèdent alors bel et bien aux contrôles proprement dit.
Evidemment, 180 personnes à interroger, c'est long... 40 minutes
s'écoulent durant lesquelles nous patientons tous, nous musiciens et spectateurs,
en espérant que le concert puisse reprendre.
Et au terme de cette véritable inspection en salle, on aggrave encore
les faits en voyant avec stupéfaction les policiers monter sur scène et
venir nous interroger à notre tour !!!
Le type de questions posées ? Je vous le cite dans le mille !!!
"Qui êtes vous ? D'où venez vous?
Avez vous signé un contrat pour le concertde ce soir ?
Etes vous enassociation ? Quelle est votre activité ?
Qui est le président ?
Détenez vous la licence d'entrepreneur ?" Nous tâchons d'être le plus
clair sur la situation en répondant aux différentes questions (amis artistes
de tous bords, je ne vous fait pas de dessins, c'est effectivement très
facile quand on est en pleine prestation de se préoccuper de ce genre de
problématiques. ..) en restant le plus courtois possible. Suite à quoi
le policier prend congé et descend du plateau, tout en n'oubliant pas au
passage de relever l'identité, l'adresse du domicile du chanteur du
groupe
et son numéro de téléphone.
Et le concert reprend, pour finalement arriver à son terme 45 minutes plus tard...

Ma question et ma remarque sont simples :
MAIS A QUI AVONS NOUS AFFAIRE ? A LA POLICE?
AUX RENSEIGNEMENTS GENERAUX ?
A LA DIRECTION DEPARTEMENTALE DU TRAVAIL ?
Et à quoi rime cette manière de procéder ? IL S'AGIT UNE FOIS ENCORE D'UNE
VERITABLE AGRESSION AUX LIBERTES INDIVIDUELLES, A LA PROPRIETE PRIVEE ET
PLUS ENCORE D'UN VERITABLE DENI DE L'OBJET ARTISTIQUE !!! A T-ON ENCORE
LE DROIT D'ËTRE ARTISTE EN FRANCE AUJOURD'HUI, ET POUR COMBIEN DE TEMPS ?
J'ai mal pour la culture française, et j'ignore encore le traitement.. .
C'est pourquoi je m'associe à tous ceux qui ont déjà souffert de ces
procédures, de ce véritable abus de pouvoir et de cette atteinte à la
démocratie, qu'ils soient artistes ou techniciens,pour lancer un appel :
MOBILISONS NOUS !!!
QU'ATTENDONS NOUS POUR REAGIR ? LE RETOUR DES GESTAPO ET DU REGIME DE
VICHY ?
CAR LES METHODES SONT LES MÊMES ! ALORS AGISSONS !

Mathias Quillard, Grenoble (38)

 FEDERATION DE MOSELLE
 
                                                                                                                                                       Metz, le 19 mars 2007
 
 
 

COMMUNIQUE

 
 
Sous la signature du délégué UMP de la 1ere circonscription, un tract vient d’être distribué qui attaque le maire de Maizières les Metz pour la cérémonie de parrainage républicain organisée en mairie de Maizières la semaine passée.
Ces parrainages soutiennent des enfants scolarisés dont les parents sont dans l’attente de la régularisation de leur situation de demandeurs d’asile: cela peut prendre du temps compte tenu des procédures. L’usage du mot « clandestin » pour désigner ces enfants scolarisés est scandaleux.
L’usage de mots inappropriés pour instrumentaliser la peur de l’étranger, thème récurrent d’extrême droite, le ton utilisé, la volonté de délation, tout rappelle à ceux qui l’ont connue la période la plus noire de notre histoire du siècle dernier. Au demeurant, le rédacteur paraît ignorer la devise de la République, inscrite au fronton de chacune de nos mairies, et qui comporte le mot FRATERNITE.
La mairie est le lieu de la fraternité républicaine, elle est ouverte et accueillante à tous, et le maire en est responsable envers tous ceux qui en franchissent le seuil, du moment qu’ils sont en France.
La fédération de Moselle de la Ligue des Droits de l’Homme, fière d’avoir participé aux diverses cérémonies de parrainage républicain organisées depuis un an, appelle les citoyens de toutes opinions à s’opposer à ce que la campagne électorale dérape dans des attaques personnelles et haineuses où la démocratie n’a rien à gagner.           
 
                                                                  Pour la Fédération de Moselle de la LDH
                                                                                          Le Président

N'en déplaise à monsieur Baroin...

 La chanson "Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa" du collectif Le Putois                                           dédiée aux sans papiers et dont les bénéfices seront reversés à
 RESF, a eu à ce jour plus de 50.000 écoutes sur ses deux sites. Le
 morceau est en vente sur les plateformes de téléchargement et vous
 êtes de plus en plus nombreux à l'acheter, et ce malgré le boycott
 manifeste sur les ondes radios et les médias.

 La semaine dernière une directrice d'école a été placée en garde à
 vue pour avoir protégé des enfants. Nous considérons cet acte comme
 inadmissible et dangereux. Depuis plus d'un siècle, l'école est le
 lieu où se fabrique notre république. Elle accueille les enfants,
 tous les enfants, sans distinction. Les enfants sans papiers et
 leur parents ont droit à leurs régularisations, MAINTENANT, tout de
 suite ! N'en déplaise à monsieur Baroin...

 Maintenons la pression !

 Et comme le dirait si bien une petite fille... Ni ni ni nico Oh la
 la la Sarko...

 Le Putois
 http://www.leputois.com (site officiel)
 http://www.myspace.com/leputois (myspace, les vidéos, les
 commentaires, la communauté musicale...)

 Soutenez RESF et signez la pétition en lien
 http://www.educationsansfrontieres.org


Mais qui a dit qu'il ne fallait pas culpabiliser les organismes qui "s'occupent" des réfugiés, lesquels ont de bonnes et excellentes raisons de prendre la fuite, de partir de leur pays d'origine, et qui n'est plus le leur à partir du moment où ils y sont en danger? Quelle personne trop indulgente a dit cela? Mais bien sûr qu'ils faut culpabiliser l'OFPRA, les "services" du ministère de l'Intérieur, et tous ceux et celles qui contribuent, ans état d'âme, et en toute connaissance de cause, au "retour" forcé dans le pays, remettant en toute connaissance de cause la victime face à ses tortionnaires et assassins !!!

J'en ai marre de ce que ces vicitmes deviennent des martyrs, des "morts pour cause d'indifférence", et ce que je n'accepterai jamais, c'est cette phrase qui me soulève le coeur ; "Au nom du peuple français".

Cette phrase veut dire que le peuple français, c'est à dire en mon nom, est d'accord pour renvoyer des milliers de personnes vers la mort et/ou la torture pour avoir simplement émis une opinion, ou fait ou non fait quelque chose, ce qui déplaît profondément à la dictature en place?

Pas en mon nom, pas au nom du peuple français ! Au nom des relations politiques et financières internationales, voilà ce qui devrait être écrit sur vos cochonneries de papiers officiels de reconduites à la frontière et d'avis à quitter le territoire?

Mais qui sont ceux-là et celles-là qui attirent la honte sur ma France,  qui la salissent et l'abîment, sous prétexte de la servir? Ma conclusion: ce sont des incompétents qu'il faut soit empêcher d'accéder à des fonctions d'État, soit virer manu militari.

J'ai dit, un point c'est tout.
Christine.

FAIRE PART


Pashkaran PALASUNTHARAM et son épouse Ulaganathan CHANDRAVENI
David BALATHAS
ont la profonde douleur de vous faire part
du décès de leur cousin et ami,


Elanchelvan RAJENDRAM
âgé de 30 ans
assassiné par des militaires de l’armée sri-lankaise
mercredi 28 février 2007 à 6 heures du matin


Arrivé en France le 14/06/2002 pour demander l’asile, Elvanchelvan RAJENDRAM a été
débouté de ses demandes successives de protection en dépit des traces de tortures marquant son
corps, en dépit aussi des preuves relatives à la disparition de ses frères et à sa propre détention.

Elvanchelvan est rentré au Sri-lanka le 30/08/2005 suite à un Arrêté de Reconduite à la
Frontière.

A son arrivée à Colombo, il a été détenu et interrogé par les autorités du Sri-Lanka durant six
heures. Il a été relâché grâce à un versement d’argent remis par son oncle.

Il a retrouvé ses parents et a décidé de reprendre le cours de ses études universitaires.

Le 25/01/2006, il a épousé une institutrice de l’école du village de Chavakathachcheri.

Ils ont vécu ensemble dans ce même village.

Ils ont eu une petite fille prénommée Kothai qui a trois mois aujourd’hui.

Le 28 février 2007, à l’aube, Elvanchelvan vêtu d’un simple saram, sortait des toilettes de sa
cour. En chemin pour rentrer dans sa maison, il a été abattu par des militaires. 16 balles ont été
retrouvées sur les lieux : cinq d’entre elles étaient logées dans son corps (deux dans une jambe
et trois dans la poitrine). Une sixième balle tirée dans son dos l’a traversé de part en part et a
perforé son coeur et ses poumons. Elvanchelvan a eu le temps d’appeler au secours. Sa femme a
accouru, a posé sa tête sur ses genoux. Il a hoqueté deux fois et il a expiré. Autour se tenaient
six militaires qui ont déclaré sarcastiquement que ce n’était pas eux qui l’avaient tué (ils
n’avaient pas eu le temps de déposer une arme auprès de lui selon le procédé habituel leur
permettant de déclarer qu’il s’agirait d’un combattant du LTTE). La police est arrivée sur les
lieux et le corps a été transporté à l’hôpital. Quand les parents ont demandé la restitution du
corps, ils n’ont pu l’obtenir qu’après avoir signé un document attestant que leur fils était un
combattant du LTTE. Ils l’ont signé. Ils n’avaient plus rien à perdre : avec Elvanchelvan, ils
viennent de perdre leur troisième et dernier fils.

« Cher fils Selvan, tu ne dois à aucun prix rentrer au pays. On a déjà perdu ton grand frère et
ton petit frère. Toi seul nous reste et on ne veut pas te perdre. Si cela arrivait, toute la famille
sombrerait dans la maladie et la dépression. Reste là où tu te trouves en sécurité.

Ton cher papa K. Rajendram »


Extrait d’une lettre de son père écrite en juin 2003 et « rédigée en termes convenus » selon les
termes de la dernière décision de la Commission des Recours des Réfugiés

ADRESSE DU RESF13 A L'ENSEMBLE DES RESF DE FRANCE (et d'ailleurs).
 
Bonjour à tous,
Comme vous le savez probablement, Florimond Guimard (un militant du RESF13) est convoqué au TC d'Aix en Provence le vendredi 20 avril à 14h car 2 plaintes de policiers sont retenues contre lui à la suite d'une manifestation à l'aéroport de Marignane en novembre 2006 contre l'expulsion d'un père de famille sans papiers. Cela se traduit par "violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique, en réunion, avec arme par destination"...
Ces faits sont réprimés à hauteur de 3 ans d'emprisonnement et 45000€ d'amendes.
 
Vous avez vu circuler sur les listes du RESF la pétition "La solidarité ne doit pas devenir un délit".
Elle se trouve ici http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article4861 (site RESF) http://www.valplan.info/petitions/index.php?petition=3 (site FSU13, plus signée que sur le site du RESF...). Egalement en version papier en PJ.
Les personnalités politiques et syndicales en premiers signataires ainsi que la liste des organisations à l'initiative de cette pétition témoignent de la mobilisation unitaire exemplaire déjà entamée localement à Marseille. Cette configuration parce que (comme l'indique l'intitulé de la pétition), il n'est pas question de faire seulement du bruit autour du procès de Florimond (même si ça le servira évidemment). Il s'agit, comme nous l'avons déjà indiqué il y a environ une semaine, de construire une grande mobilisation pour dénoncer la répression des soutiens aux sans papiers, plus généralement contre la criminalisation de l'action citoyenne et militante. Et bien sûr rappeler, à 2 jours du 1er tour, que notre action a pour objectif la régularisation des sans papiers, que nous ne les lâcherons pas ni ceux qui arriveront au pouvoir...
Et que si demain il fallait, comme hier, désobéir, nous le ferons, malgré les intimidations.
 
Ce message, ces valeurs, cette résistance que nous voulons afficher le plus nombreux possible (et avec tee-shirts, na !) se déclinera dans le temps par diverses manifestations :
- en ce moment (11h) à Marseille se tient la conférence de presse de lancement de cette campagne "la solidarité ne doit pas devenir un délit"
- nous proposons un texte (voir PJ) qui exige l'arrêt des poursuites contre Florimond. Sinon nous, présents le 11 novembre 2006 à Marignane, ou qui aurions pu être présents, demandons également à être poursuivis. A signer et à renvoyer avec photocopie de CNI.
- mercredi 18 avril : projections de films au cinéma Les Variétés sur les actions du RESF13 (par l'association "360° et même plus")
- jeudi 19 avril : meeting-concert (lieu à déterminer)
- vendredi 20 avril : manif à 10h à Aix en Provence / rassemblement à 13h30 devant le TGI
 
Nous avons déjà indiqué que nous souhaitions faire de cet évènement une mobilisation nationale pour le RESF. Il n'est pas nécessaire de s'étendre pour prendre conscience des enjeux : avant d'avoir tous goûter aux pressions administratives, aux violences policières, à la garde à vue... il y a urgence à agir massivement.
La mobilisation lundi soir sur Paris/Sorbonne ainsi que la grève annoncée vendredi dans le primaire parisien sont exemplaires. Il convient également de préparer, avec un peu de temps, une mobilisation encore plus grande (à la veille des élections) afin notamment de rassembler les diverses personnes qui ont eu ou auront maille à partir avec la police ou la justice.
 
Quatre personnes à notre connaissance font l'objet de poursuites :
- Michel GUERIN http://www.educationsansfrontieres.org/?article4708 Michel est convoqué aujourd'hui à 14h à la XVIIème chambre du TGI de Paris.
Sur le conseil de Me Degrâces, son avocat, il ne sera pas présent. Il y aura probablement des suites.
- Kadidja 
http://www.educationsansfrontieres.org/?article3981 dont le procès est prévu le 30 mars au TGI de Paris. Défendue par Me Terrel, l'audience sera reportée pour raison de procédure.
- Florimond GUIMARD http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article4861 , convoqué le 20 avril à 14h TGI Aix en Provence (40 Bd Carnot)
- François AUGUSTE http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article5035 convoqué le 7 mai, devant le tribunal correctionnel de Lyon.
 
Chacun de ces procès seront donc d'actualité à la date du 20 avril. D'autres cas de poursuites pourraient voir le jour (Valérie Boukobza, Nicolas Moiroux, 2 membres du Resf strasbourgeois...)
Ces quatre personnes sont en relation. Elles envisagent toutes de venir en Provence vers le 20 avril, c'est d'ores et déjà sûr pour Kadidja. A noter qu'en ce moment, en même temps que la conférence de presse à Marseille, se tient également une conférence de presse à Grenoble du RESF38 où François AUGUSTE (vice président de la région Rhône Alpes) se trouve.
 
Les évenements de la maternelle Rampal ont montré une nouvelle fois au grand jour les méthodes violentes de Sarkozy, bien ennuyé que ses sujets policiers aient crû qu'il était déjà président. Surtout, les réactions citoyennes dont la presse s'est largement fait l'écho, ont constitué de manière on ne peut plus clair un message de désobéissance face à l'ignominie, de résistance à l'oppression.
 
Ensemble, des 4 coins de France, amplifions ce message afin qu'il soit entendu de tous : citoyens et candidats.
TOUS A MARSEILLE ET AIX AUTOUR DU 20 AVRIL
 
Nous rappelons que nous pouvons accueillir au domicile des militants du RESF13 celles et ceux qui viendraient et qui n'auraient pas d'endroit où dormir.
 
 
 RESF13
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